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Les premières gardes à vue liées à la mort de Quentin devraient se terminer ce jeudi

Une semaine après l’agression qui a coûté la vie à Quentin, 23 ans, onze personnes ont été placées en garde à vue. Parmi elles, des proches du député de La France insoumise (LFI) Raphaël Arnault. Certaines de ces gardes à vue, prolongées la veille, devraient prendre fin ce jeudi 19 février.

Interpellations et profils des suspects

Les premières personnes suspectées d’être impliquées dans cette affaire seront présentées à un juge dès ce jeudi. Au total, onze individus ont été interpellés, dont neuf mardi et deux mercredi. Ces arrestations ont été effectuées dans plusieurs départements : la Drôme, l’Aisne, l’Isère, la Haute-Loire et le Rhône.

Les profils des suspects sont principalement jeunes. Le parquet de Lyon a indiqué que, mercredi 18 février en fin de journée, les gardes à vue initiées mardi avaient été prolongées de 24 heures supplémentaires. Parmi les personnes arrêtées figurent notamment deux assistants parlementaires du député Raphaël Arnault, dont l’un utilisait un nom d’emprunt à l’Assemblée nationale.

Les chefs d’inculpation

Selon le parquet, sept des personnes en garde à vue sont poursuivies pour homicide volontaire, violences aggravées, ainsi que pour association de malfaiteurs en vue de commettre un délit puni d’au moins cinq ans d’emprisonnement. Les autres suspects sont en garde à vue pour avoir mis à disposition des moyens afin d’échapper aux recherches.

Les enjeux politiques et la polémique

Ce dossier a également suscité des critiques à l’encontre du mouvement La France insoumise et de sa branche radicale, la Jeune Garde. Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a déclaré que « la Jeune Garde tue, et La France insoumise devrait le condamner ».

Lors des questions au gouvernement au Sénat, il a aussi souligné une « violence incontestable » liée à ces mouvements, reprochant à LFI de voir la Jeune Garde comme une organisation alliée. Il a également appelé à renforcer la législation pour que toute personne condamnée pour violences, notamment en raison de ses idées, de son origine ou de sa religion, puisse être privée de ses droits politiques.

Gérald Darmanin a insisté sur la nécessité d’empêcher que des individus aux idées extrémistes puissent continuer à jouer un rôle dans la vie politique ou associative, afin de protéger la République contre toute influence néfaste.

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