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Les accusations sur les dépenses de France Télévisions

Après Laurent Delahousse et Léa Salamé, c’est au tour d’Élise Lucet, journaliste d’Envoyé spécial et de Cash Investigation, de répondre aux questions des parlementaires. La discussion s’est rapidement concentrée sur les dépenses des équipes de France Télévisions.

La députée RN Caroline Parmentier a notamment interrogé Élise Lucet sur les fameux « frais de bouche » et l’utilisation des cartes de crédit de la société. Ces accusations, qui circulent régulièrement, ont fini par agacer la journaliste.

Élise Lucet réagit violemment aux accusations

Elle a commencé par préciser : « La plupart du temps, je déjeune à la cantine de France Télévisions. J’y étais encore ce midi. »

Face aux insinuations d’abus, Élise Lucet n’a pas mâché ses mots : « J’en ai marre d’entendre qu’on utiliserait les cartes de crédit de France Télévisions pour faire n’importe quoi. C’est faux ! Archi faux ! »

Elle a expliqué que ces cartes, appelées « corporate », sont destinées uniquement lors des déplacements professionnels. Leur but est d’éviter que les journalistes ou les équipes doivent avancer eux-mêmes certains frais liés aux reportages.

Elle a aussi évoqué une polémique survenue pendant la crise sanitaire. Des rumeurs évoquaient des « cocktails » financés par le groupe audiovisuel. Élise Lucet a voulu remettre les choses dans leur contexte : « J’ai travaillé pendant le Covid, je suis venue présenter Envoyé spécial. Oui, on avait un plateau-repas. »

Dans cette période où restaurants et commerces étaient fermés, il était impossible de manger dehors. Elle précise : « Non, on n’arrivait pas avec un Tupperware de pâtes. Oui, on avait un plateau-repas payé par France Télévisions. Ce n’était en aucun cas des cocktails. »

La rémunération d’Élise Lucet abordée en séance

Un autre sujet sensible a été évoqué : la rémunération de la journaliste. En 2018, Élise Lucet avait indiqué toucher environ 25 000 euros bruts par mois. Elle n’a pas confirmé ce chiffre lors de cette audition, mais a tenu à donner un contexte.

Elle a rappelé sa longue carrière, forte de plus de quarante ans dans le journalisme, dont quarante passés à France Télévisions. « J’ai une rémunération qui correspond à mon expérience, à mon temps de carrière, à mon exposition à l’antenne et à mes responsabilités en tant que rédactrice en chef », a-t-elle expliqué.

Pour rassurer, elle a aussi précisé que son salaire est contrôlé par les autorités compétentes. La situation est la même pour Laurent Delahousse. Enfin, Élise Lucet a insisté sur son statut : « Je n’ai jamais eu de société de production extérieure. Je suis salariée de France TV et uniquement salariée de France TV. »

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