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Éric Woerth, député de l’Oise, va quitter son siège à l’Assemblée nationale. Il avait été chargé en août dernier d’une mission de restructuration du PMU, la société de paris hippiques, confiée par l’État. Cette mission, initialement prévue pour six mois, a été prolongée par décret, dépassant ainsi le délai initial.

Une mission prolongée et un départ imminent

La mission de réorganisation du PMU, menée sous l’égide de l’ancien ministre Sébastien Lecornu, devait se terminer le 28 février. Cependant, elle a été prolongée, ce qui oblige Éric Woerth à quitter son poste de député. Son entourage a confirmé à BFMTV qu’il quittera officiellement l’Assemblée nationale le 1er mars à minuit.

En août dernier, le député avait été mandaté pour cette tâche spécifique. La prolongation de cette mission a finalement conduit à sa décision de se retirer de son mandat parlementaire. Il est maintenant pressenti pour devenir le prochain président du PMU, un processus en cours.

Les motivations et perspectives d’Éric Woerth

Dans un entretien avec Le Parisien, Éric Woerth explique qu’il pense pouvoir être plus utile en tant que président du PMU qu’au Parlement, qu’il considère comme fragmenté. Il regrette aussi l’usure liée à ses nuits passées à l’Assemblée, la difficulté de se faire entendre et l’impression que son expérience n’a plus beaucoup de valeur.

Une vision critique du débat politique

Il déplore la répétition des débats, notamment sur la TVA sociale, les retraites ou le modèle social français. Selon lui, ces discussions tournent en rond sans aboutir à de véritables changements. Il souligne que les idées sont souvent les mêmes, mais qu’aucune avancée notable n’est réalisée.

Une continuité politique

Malgré son départ du Parlement, Éric Woerth ne se retire pas complètement de la vie politique. Il annonce qu’il participera à la campagne présidentielle du candidat représentant le « bloc central ». Quant à son siège, sa suppléante Véronique Ludmann le remplacera, sans qu’une élection partielle soit nécessaire.

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