Les motions de censure contre la stratégie énergétique du gouvernement examinées ce mercredi
Ce mercredi 25 février, les députés se pencheront sur deux motions de censure déposées par le Rassemblement national (RN) et La France insoumise (LFI). Ces motions visent à contester la stratégie énergétique du gouvernement, publiée par décret le 13 février dernier et prévue jusqu’en 2035.
Cette initiative représente une nouvelle menace pour le ministre Sébastien Lecornu. Le RN critique principalement la méthode employée pour adopter cette politique. Selon le parti de Marine Le Pen, le gouvernement aurait dû soumettre ce projet au Parlement pour un vote, plutôt que de le faire par décret. Sur le fond, le RN dénonce une politique qui privilégie la croissance des énergies intermittentes, qu’il considère comme décroissante.
De son côté, LFI dénonce également la procédure. Mathilde Panot, la chef de file des insoumis, souligne qu’il est inacceptable que des décisions engageant le pays pour plusieurs décennies soient prises sans débat ni vote au Parlement. Sur le fond, LFI s’oppose à la relance massive du nucléaire, telle qu’annoncée par le décret.
Une issue peu probable pour ces motions
Malgré leur dépôt, ces motions de censure ont peu de chances d’aboutir à la chute du gouvernement. Pour être adoptées, elles doivent recueillir le soutien de l’ensemble des députés de gauche ainsi que ceux du RN et de ses alliés de l’Union démocrate et républicaine (UDR).
Le RN a en effet souvent voté en faveur des motions de la France insoumise, mais l’inverse n’est pas vrai. Ainsi, la motion déposée par Marine Le Pen a très peu de chances d’être adoptée, car elle ne rassemble pas suffisamment de voix.
Quant à la motion de LFI, elle pourrait bénéficier du soutien des écologistes. Cependant, la majorité des députés socialistes ainsi qu’une grande partie des communistes ont déjà indiqué qu’ils ne voteront pas en sa faveur.














