Une candidature unique de la droite et du centre toujours discutée
Plusieurs figures importantes de la droite et du centre souhaitent présenter une seule candidature à l’élection présidentielle de 2027. Cependant, de nombreux obstacles et divergences d’opinion rendent cette option difficile à concrétiser.
Depuis la fin des municipales, la course à l’Élysée a commencé. Les responsables politiques de ces camps évoquent de plus en plus l’idée d’un rassemblement pour éviter de diviser leurs voix lors du scrutin.
De nombreux ténors des Républicains, comme Michel Barnier, Valérie Pécresse ou Gérard Larcher, président du Sénat, proposent une primaire pour désigner le meilleur candidat. L’objectif est de se présenter face au Rassemblement national, qui domine actuellement dans les sondages.
Invité sur RTL, Laurent Wauquiez, président des députés LR, a précisé que cette primaire pourrait aller « de Gérald Darmanin à Sarah Knafo ». Il a insisté sur l’importance d’un rassemblement derrière un seul candidat, avec des convictions de droite, pour espérer un second tour.
Laurent Wauquiez évoque la nécessité d’un rassemblement pour une candidature unique, tout en défendant des idées de droite.
Cette volonté de rassemblement est également soutenue par Bruno Retailleau, président des Républicains et candidat à la présidentielle. Il insiste sur la nécessité de présenter un projet cohérent aux Français. Selon lui, pour gagner, il faut être capable de s’unir derrière un seul candidat, avec un programme solide.
Parmi les autres figures de droite qui semblent vouloir jouer un rôle lors de cette présidentielle, on trouve David Lisnard, maire de Cannes, et Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France.
Les conditions fixées par le centre
Côté Renaissance, l’idée d’une primaire est aussi évoquée, mais avec des modalités différentes. Gérald Darmanin, lors du second tour des municipales, a exprimé son souhait d’un candidat « de la droite et du centre », voire même « de la gauche républicaine qui refuse La France insoumise ». Il a souligné que certains électeurs de gauche ont voté pour ses listes pour faire bloc face à LFI.
La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a aussi évoqué l’idée d’un candidat commun élargi à la social-démocratie, profitant des tensions entre le Parti socialiste et la France insoumise. Elisabeth Borne, ancienne Première ministre, semble aussi favorable à cette ouverture vers le centre-gauche, tout en excluant pour l’instant une alliance avec Les Républicains.
Face à ces divisions, Gabriel Attal, secrétaire général de Renaissance, appelle à un rassemblement plus large. Il a notamment proposé que Horizons et le MoDem se coordonnent pour organiser une alliance commune avant la présidentielle.
Pour l’instant, la majorité présidentielle reste unie contre l’idée d’intégrer Sarah Knafo, l’eurodéputée proposée par Laurent Wauquiez, dans cette primaire.
Edouard Philippe, un prétendant sérieux
Selon les sondages, Edouard Philippe apparaît comme l’un des principaux espoirs du centre pour 2027. Le maire du Havre veut profiter de sa réélection pour renforcer sa candidature.
Cependant, il se montre réticent à l’idée d’une primaire entre les partis de droite et du centre. Il critique la difficulté pour ces formations de s’accorder sur un programme commun, notamment sur un contrat de gouvernement.
Edouard Philippe rejette l’idée d’une primaire entre les partis de droite et du centre, évoquant les divergences existantes.














