« Avant, il y a une échéance municipale » : Élisabeth Borne critique Gabriel Attal
Ce lundi, l’ancienne Première ministre Élisabeth Borne a exprimé sur BFMTV qu’elle ne se sent pas nécessairement liée par les positions adoptées par Gabriel Attal, secrétaire général de Renaissance.
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Parmi les sujets abordés, on retrouve la crise politique, la question de l’uniforme à l’école, et plusieurs analyses et sondages concernant la présidentielle de 2027.
Les déclarations de Gabriel Attal
Gabriel Attal a récemment déploré le « spectacle lamentable » de l’Assemblée nationale, qu’il qualifie de « théâtre sans public ». Il reste prudent quant à ses ambitions pour 2027 tout en conservant une posture indépendante.
Selon un sondage, le Rassemblement national est largement en tête dans les intentions de vote, tandis qu’Édouard Philippe recule fortement et que Jean-Luc Mélenchon progresse. La présidentielle s’annonce incertaine.
Après le choix de Renaissance de ne pas soutenir Rachida Dati pour les municipales à Paris, Gabriel Attal a indiqué qu’il ne pensait pas que cela constitue un frein.
Les positions de Gabriel Attal sur la société et la politique
Il affirme que la France est prête à élire un président homosexuel. Concernant la profanation de la tombe de Robert Badinter, il condamne fermement cet acte qu’il qualifie d' »ignoble » et « révoltant ».
Il a aussi critiqué Éric Dupond-Moretti pour ses attaques contre lui et Édouard Philippe, tout en appelant à ne pas fragiliser la fonction présidentielle.
Concernant la présidentielle, un sondage indique que l’extrême droite est en tête, avec une incertitude concernant la seconde place. Gabriel Attal a aussi révélé que ses relations avec Emmanuel Macron se sont tendues, et il ne comprend plus certaines décisions présidentielles.
Position sur la crise politique et la gouvernance
Gabriel Attal n’appelle pas à la démission du président, contrairement à Édouard Philippe. Après la démission du Premier ministre Sébastien Lecornu, Attal a critiqué le « spectacle affligeant » de la classe politique.
Les anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron ont refusé de rejoindre le gouvernement Lecornu, notamment Édouard Philippe, qui a décliné la proposition de devenir ministre des Armées.
Sur la situation politique, Olivier Faure a indiqué qu’il était « pour l’instant » favorable à une censure du gouvernement Lecornu, lors de la rentrée de Renaissance à Arras.
Propositions et initiatives de Gabriel Attal
Il propose que le président Emmanuel Macron désigne un « négociateur » pour trouver un accord d’intérêt général en vue d’éviter une crise plus profonde. Il défend l’idée d’un « accord d’intérêt général » entre forces politiques pour les 18 prochains mois.
Attal souhaite également organiser une convention sur la légalisation de la gestation pour autrui (GPA), une mesure à laquelle Emmanuel Macron est opposé. Il insiste sur la nécessité d’agir rapidement pour la France, notamment en matière de justice des mineurs, et propose des mesures pour durcir la justice contre la récidive.
Les enjeux et stratégies pour 2027
Attal insiste sur l’importance d’agir avant la prochaine présidentielle, considérant que la France ne doit pas rester immobile. Il a aussi évoqué un possible processus de primaire du centre, tout en affirmant que la priorité est d' »agir pour les Français ».
En matière de stratégie, il tente de se démarquer de Bruno Retailleau et d’Édouard Philippe, notamment en affirmant que Renaissance n’est pas comme Les Républicains, et en rejetant toute idée de primaire avec cette formation.
Concernant les alliances, il écarte l’idée d’une candidature commune avec LR, en raison de différences idéologiques.
Les enjeux électoraux et l’opinion publique
Selon un sondage, Jordan Bardella du Rassemblement national est considéré comme la personnalité avec laquelle les Français aimeraient partir en vacances. Par ailleurs, Attal se prépare sérieusement à une éventuelle candidature présidentielle, cherchant à tisser un lien avec l’opinion.
Les dynamiques politiques se jouent aussi lors des meetings et des rencontres entre partis, où se dessinent les contours de la campagne 2027. La compétition oppose notamment RN, Renaissance et la gauche dispersée.














