Jordan Bardella critique Gérald Darmanin
Ce jeudi 11 juin, lors d’une conférence de presse à Bruxelles, Jordan Bardella, le leader du Rassemblement national, a vivement critiqué Gérald Darmanin. Il estime que le ministre de la Justice aurait dû démissionner suite à l’affaire Lyhanna, une collégienne de 11 ans retrouvée morte le 4 juin à Fleurance (Gers).
Le président du RN a déclaré sans détour que, selon lui, le ministre aurait dû « par honneur présenter sa démission au président de la République » dans ce contexte grave.
Un scandale judiciaire lié à l’affaire Lyhanna
Cette critique intervient alors que la responsabilité de Gérald Darmanin est remise en cause dans cette affaire. Le profil de l’auteur présumé, Jérôme Barella, a suscité une vive polémique. Avant Lyhanna, cet homme de 41 ans avait déjà été signalé à plusieurs reprises pour des viols et agressions sexuelles sur mineures, sans avoir été inquiété ni auditionné.
Ces dysfonctionnements ont provoqué une grande indignation en France. Une partie de l’opposition demande la démission du ministre de la Justice, considérant que la situation aurait dû conduire à une telle décision.
Jordan Bardella n’est pas seul dans cette demande. Depuis la découverte du corps de Lyhanna, plusieurs personnalités politiques ont exprimé leur mécontentement dans les médias. Par exemple, Ségolène Royal a déclaré sur la plateforme X que « dans n’importe quel pays, il y aurait démission » en réponse à une publication du ministre.
Gérald Darmanin refuse de démissionner
Face à ces appels, Gérald Darmanin a reconnu « des dysfonctionnements » mais a refusé de quitter ses fonctions. Lors d’une conférence de presse, il a expliqué avoir déjà envisagé de démissionner si sa responsabilité était engagée, mais il considère que cette affaire ne relève pas d’une instruction donnée par le ministère.
Il a précisé qu’il avait déjà présenté des excuses au nom des institutions et a rappelé que la responsabilité du ministre ne peut pas intervenir directement dans les enquêtes, en raison du principe d’indépendance des magistrats. Depuis 2013, le garde des Sceaux ne peut en effet donner d’instructions individuelles aux parquets.














