Aurore Bergé demande le retrait des candidats du RN aux municipales si LFI peut gagner
Ce lundi 24 février, sur BFMTV, la ministre déléguée à l’Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, a lancé un appel au président du Rassemblement National (RN). Elle a suggéré que le RN devrait retirer ses candidats dans certaines villes où La France Insoumise (LFI) pourrait remporter des élections municipales.
Un appel au « cordon sanitaire » contre LFI
Elle a déclaré que si le RN souhaite réellement mettre en place un « cordon sanitaire » contre LFI, il doit simplement retirer ses candidats dans les villes où LFI a une chance de gagner. Selon elle, cela concerne notamment les villes où le RN n’a aucune chance de l’emporter face aux candidats de LFI.
Si vraiment [Jordan Bardella] veut mettre en place le cordon sanitaire, il y a une chose très simple à faire : retirer ses candidats dans les villes où LFI peut gagner et où il sait pertinemment que le RN n’a aucune chance.
Ce discours fait référence à une déclaration de Jordan Bardella, président du RN, qui avait évoqué le 18 février dernier la nécessité de « constituer un cordon sanitaire pour isoler La France Insoumise ». Il s’était exprimé lors d’une conférence de presse après la mort d’un militant nationaliste à Lyon.
Le contexte et les enjeux
Pour justifier sa proposition, Aurore Bergé explique que le PS et LFI sont prêts, dans certaines villes, à faire des alliances avec d’autres partis pour empêcher le RN d’y prendre le pouvoir. Elle dénonce également « la haine » véhiculée par Jean-Luc Mélenchon, ainsi que « la brutalisation du débat » et « l’antisémitisme » qu’elle lui prête.
Que chacun clarifie, si l’ennemi de monsieur Bardella c’est LFI, alors qu’il fasse en sorte de ne garder aucun candidat qui pourrait permettre l’élection de LFI aux élections municipales.
Malgré ces propos, la ministre affirme que ses positions restent inchangées : elle refuse toute alliance avec le RN ou LFI, déclarant catégoriquement « ni RN, ni LFI. Jamais, ni l’un ni l’autre ».
Réactions et critiques
Rapidement, cette déclaration a suscité de nombreuses réactions dans l’opposition. Plusieurs élus insoumis ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une alliance implicite entre le gouvernement et l’extrême droite. Le coordinateur national de LFI, Manuel Bompard, a notamment écrit sur X (anciennement Twitter) que la ministre proposait « un accord de désistement au Rassemblement national ».
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Marie Mesmeur, députée LFI et candidate à la mairie de Rennes, a quant à elle dénoncé un « macrono-lepénisme à son paroxysme » et a appelé à faire en sorte que « tous ces dangereux dégagent ».
Enfin, Raquel Garrido, ancienne députée insoumise, a critiqué vivement cette position en parlant de « bouillie » et a accusé la ministre de « vendre son âme à l’extrême droite ».














