Mis en avant par Yaël Braun-Pivet comme le possible candidat unique « du Modem à la droite républicaine » pour l’élection présidentielle de 2027, Gérard Larcher décline la proposition. « Je ne suis pas candidat », déclare le président du Sénat.
Merci, mais non merci. C’est en substance la réponse de Gérard Larcher à Yaël Braun-Pivet, qui a suggéré son nom mardi en tant que candidat unique « du Modem à la droite républicaine » pour l’élection présidentielle de 2027. Le président du Sénat a rappelé ce mercredi 27 octobre au Figaro que son « seul candidat » est Bruno Retailleau.
« Je remercie Yaël Braun-Pivet de sa proposition, mais je ne suis pas candidat à l’élection présidentielle », ajoute Gérard Larcher. Dans son entourage, on précise qu’il « vient d’être élu président du Sénat. C’est la fonction qu’il souhaitait, il a la confiance des sénateurs, ce n’est pas pour briguer un autre mandat que celui-ci. »
Mardi, la présidente de l’Assemblée nationale avait pointé du doigt la nécessité de désigner un candidat unique afin de préserver les chances du bloc central de parvenir au second tour.
« Dans ces temps difficiles, nous avons besoin d’unité et d’apaisement. Comme d’autres, Gérard Larcher peut incarner ce rassemblement », avait-elle déclaré. « On ne peut pas continuer comme ça. Plus personne n’y comprend rien », s’alarmait-elle.
Plusieurs candidats à droite et au centre se font en effet concurrence, sans que les sondages d’opinions successifs n’en envoient un seul au second tour. Jusqu’ici le mieux placé dans les sondages, l’ancien Premier ministre Édouard Philippe voit toutefois les intentions de vote en sa faveur s’essouffler semaine après semaine.
Une primaire à venir ?
Mais, d’après un membre du Sénat interrogé par le Figaro, Gérard Larcher est de toute façon « opposé » à un rassemblement sous la forme proposée par Yaël Braun-Pivet, à savoir « une candidature qui irait jusqu’à la social-démocratie ».
La perspective d’une primaire est ainsi réapparue dans les débats. Franck Louvrier, maire LR de La Baule (Loire-Atlantique) et conseiller historique de Nicolas Sarkozy, l’a notamment appelée de ses voeux dimanche sur LCI, estimant que « le seuil d’alerte » a été franchi dans les sondages.
Du côté des candidats à la présidentielle, David Lisnard, Bruno Retailleau et Gabriel Attal ne semblent pas refuser cette idée, contrairement à Édouard Philippe qui s’y oppose.














