Une majorité de Français favorable à l’état d’urgence
Selon un sondage de l’institut CSA réalisé pour CNEWS, Europe 1 et le JDD, publié ce jeudi 22 octobre, 65 % des Français soutiennent la mise en place de l’état d’urgence après les violences urbaines survenues lors des manifestations du samedi 17 octobre.
Ce régime d’exception permettrait à l’État d’accorder des pouvoirs renforcés, notamment la restriction de libertés fondamentales telles que la liberté de circulation ou le droit de réunion, pour une durée maximale de douze jours.
Des opinions variables selon l’âge et la tendance politique
Les plus âgés sont les plus nombreux à être favorables à cette mesure : 71 % des personnes de plus de 50 ans y sont favorables, contre 58 % chez les moins de 35 ans.
Les divergences sont également importantes selon l’orientation politique. À gauche, seulement 43 % des sondés souhaitent l’état d’urgence. Les partisans de La France insoumise sont majoritairement opposés, avec 68 % de refus. En revanche, 58 % des sympathisants du Parti Socialiste y sont favorables.
Du côté de la majorité présidentielle, 78 % des votants soutiennent cette mesure. Chez les électeurs du Rassemblement national, la proportion atteint 88 %.
Le gouvernement envisage des mesures
Pour l’instant, le gouvernement n’a pas encore décidé d’instaurer l’état d’urgence, mais cette option est évoquée. Le ministre Sébastien Lecornu a notamment mentionné cette possibilité.
Pour le moment, l’exécutif privilégie la mise en place de couvre-feux dans certains lieux stratégiques. Le Premier ministre a déclaré que l’état d’urgence pourrait être instauré « si c’est utile », tout en précisant que cette démarche n’est pas une priorité politique. Il a également estimé que la mise en place de couvre-feux semblait « davantage adaptée » à la situation actuelle.
« Ma détermination à rétablir l’ordre est totale », a-t-il affirmé après une réunion d’urgence interministérielle. Il a ajouté que l’état d’urgence « est quand même quelque chose qui est lourd, y compris dans sa mise en place », mais qu’il pourrait être envisagé si nécessaire.














