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Une majorité de Français perçoit un lien entre immigration et violences urbaines

Selon un sondage exclusif réalisé par l’Institut CSA pour CNEWS, Europe 1 et le JDD, publié ce dimanche 22 octobre, 55 % des Français pensent qu’il existe un lien direct entre l’immigration et les violences urbaines survenues lors des manifestations du week-end dernier. À l’inverse, 35 % des personnes interrogées estiment qu’il n’y a pas de rapport, tandis que 10 % ne se sont pas prononcés.

Ce résultat montre une majorité qui partage cette vision, aussi bien chez les hommes que chez les femmes. La proportion de ceux qui pensent qu’il y a un lien est de 55 % parmi tous les profils, avec une légère différence selon les catégories sociales. Par exemple, 56 % des CSP- et des personnes inactives y adhèrent, et 64 % des sondés âgés de 50 à 64 ans. Près de la moitié des 35-49 ans, soit 49 %, partagent également cette opinion.

Une position majoritaire selon l’appartenance politique

Le sondage révèle que cette idée est largement soutenue par certains groupes politiques. Parmi les sympathisants de Reconquête et du Rassemblement National (RN), 93 % estiment qu’il existe un lien entre immigration et violences. Chez ceux de la droite en général, 68 % partagent cette opinion, tout comme 61 % des sympathisants du parti Renaissance.

En revanche, chez les électeurs de la France Insoumise (LFI), 77 % ne voient pas de lien entre immigration et violences lors des manifestations. La position est plus nuancée chez les électeurs proches du Parti Socialiste (63 %) et des Écologistes (58 %).

Les déclarations de Bruno Retailleau

Après un week-end marqué par des débordements et des pillages, le président du parti Les Républicains (LR), Bruno Retailleau, a affirmé lors d’une conférence de presse ce lundi qu’il existait un lien entre immigration et désordres. Il a évoqué une « convergence entre l’extrême gauche et les délinquants venant de banlieue » en se basant sur « les remontées d’interpellations ».

Bruno Retailleau a aussi souligné la fracture dans la société française : « Deux France se font face aujourd’hui. Celle qui travaille chaque jour, et celle qui vend le produit de ses pillages ».

Par ailleurs, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a indiqué que 2 513 personnes ont été placées en garde à vue. Des dizaines d’enquêtes judiciaires ont été ouvertes suite aux incidents dans plusieurs grandes villes françaises lors du week-end dernier.

*Le sondage a été réalisé les 20 et 21 octobre auprès de 1 011 personnes de plus de 18 ans, par questionnaire en ligne. La méthode utilisée repose sur des quotas pour garantir une représentativité nationale.

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