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Ce jeudi 22 octobre, Dominique de Villepin était invité dans l’émission « Face à BFMTV ». L’ancien Premier ministre a abordé plusieurs sujets, notamment les violences du 17 octobre, la contestation lycéenne, ainsi que ses perspectives pour la présidentielle de 2027.

Une reconnaissance des difficultés des lycéens

À l’approche d’une rencontre entre Emmanuel Macron et plusieurs organisations lycéennes, Dominique de Villepin insiste sur l’importance de « reconnaître les difficultés » des jeunes. Selon lui, le premier sentiment des lycéens est qu’ils ne sont pas suffisamment écoutés. Il estime qu’un « geste » du président de la République serait nécessaire, notamment pour répondre à leurs revendications légitimes telles que la rénovation des établissements.

Il propose, par exemple, la mise en place d’un plan État-Régions pour rénover les lycées dégradés. Il évoque également la nécessité de revoir le système Parcoursup et de supprimer la plateforme dans sa forme actuelle.

Préférer une manifestation encadrée à un chaos

Face aux interdictions de manifester pour ce samedi 24 octobre dans plusieurs villes, Dominique de Villepin souligne que ces mesures risquent d’accroître le risque de manifestations sauvages et de violences. Il préfère une manifestation organisée, encadrée, avec des règles claires pour éviter le désordre.

Il recommande notamment de définir des règles plus strictes pour la dispersion des cortèges ou d’arrêter les nasses en début de défilé, afin de mieux encadrer le mouvement.

Différences avec les émeutes de 2005

Interrogé sur la différence entre les violences du 17 octobre et celles des émeutes de 2005, Dominique de Villepin affirme qu’il ne faut pas faire de lien. Pour lui, les deux événements sont distincts. En 2005, les violences étaient principalement le fait de jeunes dans un contexte de troubles dans les banlieues, et le gouvernement avait alors décrété l’état d’urgence.

Il précise que, cette fois, il s’agit de mobilisations différentes, et que la société a évolué. Il évoque aussi la différence avec le mouvement contre le CPE en 2006, qu’il a lui-même retiré, soulignant que la situation d’aujourd’hui n’est pas comparable.

Une vision économique et politique

Sur le plan économique, Dominique de Villepin prône le dialogue avec les partenaires sociaux pour fixer le SMIC, qu’il considère comme étant « au Moyen Âge » lorsqu’il est imposé par décret par l’État. Selon lui, c’est aux partenaires sociaux de s’entendre sur cette question.

Politique, il se positionne comme une « quatrième force », critique la droite qui, selon lui, se rapproche du Rassemblement national. Il dénonce aussi certains membres du parti Les Républicains, estimant que leurs positions sont proches de celles de Marine Le Pen.

Une critique des démocraties américaines et israélienne

Ancien ministre des Affaires étrangères, Dominique de Villepin évoque la situation aux États-Unis et en Israël. Il considère que ces deux pays, qu’il qualifie de « démocraties », connaissent une « dérive illibérale ». Il critique notamment l’influence de l’extrême droite, en particulier dans le cas du gouvernement de Benjamin Netanyahu.

Vers une candidature à la présidentielle 2027

Concernant ses ambitions pour 2027, Dominique de Villepin indique avoir « dépassé les 300 signatures » d’élus, une étape nécessaire pour se présenter. Il ne souhaite pas encore officialiser sa candidature, mais évoque une étape importante dans sa démarche.

Il assure que la progression est en cours et précise qu’il se prépare à faire connaître sa décision dans les prochaines semaines, affirmant que « la bataille est difficile mais étape par étape, la progression a lieu ».

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