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Laurent Nuñez admet une perte de contrôle dans plusieurs villes

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a reconnu ce lundi 19 octobre une « perte de contrôle » de la police dans certaines villes lors des violences du 17 octobre. Emmanuel Macron a décidé de ne pas accepter la démission proposée par le ministre, estimant qu’il était essentiel de maintenir un commandement continu des forces de l’ordre dans le contexte actuel.

Les circonstances de la crise

Laurent Nuñez explique avoir été responsable de la gestion du terrain. Sur France Inter, il a déclaré que le dispositif policier mis en place n’était pas adapté à la situation. Il précise que le nombre de manifestants dépassait largement les prévisions, avec environ 200 000 personnes présentes, alors que ses estimations initiales étaient beaucoup plus faibles.

Il admet également un manque d’anticipation dans la mobilisation des forces de l’ordre, qui étaient au nombre de 60 000 ce jour-là. Pour comparaison, lors du mouvement des gilets jaunes en décembre 2018, 80 000 policiers et gendarmes avaient été déployés. Un an plus tôt, pour l’opération « Bloquons tout », 89 000 forces étaient mobilisées.

Une gestion difficile et des responsabilités

Laurent Nuñez reconnaît que la situation a été « extrêmement difficile à gérer » dans plusieurs grandes villes. Il insiste sur le fait que cette perte de contrôle ne doit pas se reproduire à l’avenir.

Il assume également une part de responsabilité, tout en soulignant que certains responsables politiques n’ont pas suffisamment condamné les actes de violence, de casse et de pillage perpétrés par certains groupes d’ultragauche et de casseurs.

Les violences et les réactions

Les violences du 17 octobre ont été particulièrement violentes dans plusieurs villes, notamment à Marseille, où les autorités ont recensé jusqu’à 30 000 pillages en une journée. Ces événements ont suscité une vive inquiétude, et des responsables politiques de gauche comme d’extrême droite ont demandé la démission de Laurent Nuñez.

Malgré ces demandes, Emmanuel Macron a décidé de maintenir le ministre en poste. Le président a souligné la nécessité d’un « commandement continu » des forces de l’ordre, tout en pointant du doigt des défaillances dans l’anticipation et le renseignement, qui ont contribué à la gravité des émeutes et des destructions. Plus de 2 400 personnes ont été interpellées et près de 1 000 agents ont été blessés durant ces violences.

Les mesures à venir

Face à la gravité des dégâts, Emmanuel Macron a également demandé au ministre de l’Intérieur de déployer rapidement de nouvelles stratégies pour lutter contre les casseurs et sécuriser les rues dans les prochains jours.

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