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Les déclarations de Jordan Bardella sur le week-end de violences

Au lendemain d’un week-end marqué par des violences et des pillages en France, Jordan Bardella, président du Rassemblement national (RN), est venu s’exprimer dans la matinale de CNEWS ce lundi 19 octobre. Il a livré un constat sévère sur la situation.

« La France a été humiliée »

Selon lui, le pays a été « humilié » par les images de violence diffusées durant le week-end. Il critique l’action de l’État, estimant que « le pouvoir est défaillant dans son ensemble » et que la France traverse « une des plus grandes faillites sécuritaires ».

Jordan Bardella a évoqué des scènes bouleversantes, notamment des commerçants voyant leur vie professionnelle détruite, leurs vitrines brisées ou leurs magasins pillés. Il souligne que cette douleur est celle de nombreux Français.

Il a aussi rendu hommage aux forces de l’ordre, police et gendarmes, qui sont « mis à rude épreuve » et confrontés à des scènes de violence extrême. Il appelle à des mesures fortes pour rétablir l’ordre dans le pays.

Un pouvoir qui « a totalement déserté »

Le dirigeant du RN dénonce le manque de leadership du gouvernement. Selon lui, « le pouvoir a totalement déserté » face à la violence. Il explique que l’absence de réponses fermes face aux dégradations et aux attaques contre la police est une conséquence de l’absence d’une réelle force politique en face.

Il critique également la communication du président de la République, estimant que ses propos sur la gestion des préfets montrent qu’il n’y a « plus de pilote dans l’avion ».

Malgré cela, Jordan Bardella ne souhaite pas la démission du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, se demandant « pour le remplacer par qui ? »

Un sursaut pénal indispensable

Le président du RN insiste sur la nécessité d’un « sursaut pénal » pour lutter efficacement contre la délinquance et la violence. Il déplore que, depuis dix ans, aucune mesure sérieuse n’ait été prise pour remettre de l’ordre dans le pays.

Il propose notamment la mise en place du « principe de casseur-payeur », une mesure en cours d’examen au Sénat, que le RN et ses alliés soutiennent. Il souhaite aussi renforcer la répression : « Tu touches à un policier, tu dors en prison », créer davantage de places de prison, abaisser la majorité pénale à 16 ans, et instaurer des centres de rétention pour les mineurs avec des peines courtes et immédiates.

Responsabilité morale de la gauche radicale

Jordan Bardella estime que la responsabilité ne relève pas uniquement des casseurs ou des délinquants. Il évoque aussi une responsabilité morale de ceux qui, selon lui, légitiment la violence.

Il critique particulièrement Jean-Luc Mélenchon, qu’il accuse de pousser à la « guerre civile » et à l’insurrection. Il affirme que cette dérive est très préoccupante et que le leader de La France insoumise porte une lourde responsabilité dans cette situation.

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