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Une étude alarmante sur le niveau de lecture des jeunes

Selon une étude publiée ce vendredi 16 octobre par le service statistique du ministère de l’Éducation nationale (Depp), plus d’un jeune sur dix rencontre des difficultés en lecture. De plus, 6 % des jeunes sont considérés comme illettrés.

Les résultats de l’évaluation

Cette étude, basée sur les résultats de la Journée défense et citoyenneté (JDC) 2025, montre qu’en 2025, 14 % des jeunes ayant participé à cet examen présentent des difficultés en lecture. Parmi eux, 6 % sont en situation d’illettrisme, c’est-à-dire qu’ils ont de graves lacunes dans la maîtrise de la lecture. En outre, 10 % ont une maîtrise fragile de cette compétence.

Il est important de noter que sept jeunes sur 10 sont considérés comme des « lecteurs efficaces ».

Les jeunes concernés et leur profil

En 2025, 785 600 jeunes âgés de 17 à 18 ans ont passé le test lors de la JDC. Ce test comprend plusieurs épreuves : la lecture automatique, les connaissances lexicales et la compréhension de textes.

Les régions et les publics les plus touchés

Les jeunes issus des Outre-mer sont particulièrement affectés. Par exemple, à Mayotte, 52 % des participants rencontrent des difficultés de lecture, contre 19 % en Seine-Saint-Denis, dans l’Aisne, les Ardennes ou la Somme. Environ 37 % des jeunes qui ont quitté le système scolaire sans obtenir un diplôme supérieur au brevet présentent des difficultés de lecture, et 19 % sont illettrés.

La situation est également plus préoccupante chez ceux qui ont un faible niveau d’études. Parmi les jeunes n’ayant pas dépassé le brevet, la moitié éprouve des difficultés en lecture. Ce taux diminue à un tiers pour ceux ayant un CAP ou un BEP, et à seulement 5 % pour ceux poursuivant des études générales ou technologiques en lycée ou à l’université.

Différences selon le genre

Les difficultés de lecture touchent davantage les garçons, avec un taux de 16 %, contre 12 % chez les filles. Selon la Depp, cette différence s’explique par le fait que les filles préparent plus souvent un baccalauréat général ou technologique (72 % contre 61 % chez les garçons).

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