Condamnation pour harcèlement sexuel sur mineures
L’ancien maire d’Andilly, en Haute-Savoie, a été condamné ce lundi 12 octobre à 18 mois de prison avec sursis et à une interdiction d’exercer toute fonction avec des mineurs pendant cinq ans. La condamnation concerne des faits de harcèlement sexuel sur des jeunes filles.
Le tribunal correctionnel de Thonon-les-Bains a prononcé cette décision à l’encontre de Vincent Humbert, ancien maire d’Andilly, confirmé par le parquet de la ville. La peine inclut également une amende de 6 000 euros à verser aux victimes.
Les faits reprochés
Vincent Humbert a été reconnu coupable d’avoir envoyé des messages à caractère sexuel à deux jeunes filles bénévoles au sein du Grand Parc d’Andilly, un parc à thème qu’il dirigeait. Ces jeunes avaient alors 15 et 17 ans.
Le procès a révélé que ces échanges avaient eu lieu dans un contexte où l’ancien maire était également président de l’association Le Petit Pays, organisant notamment des fêtes médiévales chaque année au printemps.
Réactions et contexte
Les avocates des victimes ont indiqué que, même si elles ne commentent pas la peine en elle-même, elles étaient satisfaites que le parquet ait suivi la majorité des réquisitions du procureur, soulignant que la condamnation était le point le plus important pour leurs clients.
Vincent Humbert, maire d’Andilly depuis 2008, s’était retiré de la campagne pour les élections municipales de mars dernier, invoquant des raisons personnelles. Il n’était plus en fonction lors du début du procès.
Procédure et suite
Le procès s’est tenu le 22 septembre. Vincent Humbert dispose de dix jours à partir du 12 octobre pour faire appel de cette décision.














