36 enquêtes confiées à l’IGPN depuis le début du mouvement lycéen
Depuis le lancement du mouvement lycéen, 36 enquêtes ont été ouvertes concernant des actes impliquant des policiers. Ces dossiers ont été confiés à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices, selon des informations obtenues par BFMTV auprès d’une source policière.
Ce mardi 13 octobre, les manifestants étaient de nouveau dans la rue pour l’acte V de la mobilisation. Lors d’une précédente déclaration, la procureure de la République de Paris, Laure Beccuau, avait indiqué que huit enquêtes de l’IGPN et deux du service de déontologie de la préfecture de police avaient été ouvertes dans la capitale.
Parmi les incidents recensés, une femme de 31 ans a porté plainte auprès de l’inspection, dénonçant une agression sexuelle lors d’une manifestation à Paris. Par ailleurs, le parquet de Paris a saisi le service de la direction générale de la police nationale après qu’un policier a donné un violent coup de genou à un manifestant sur la place de la Bastille, lors de la manifestation du 8 octobre. Une enquête pour violences par personne dépositaire de l’autorité publique a été ouverte à ce sujet.
360 actions de mobilisation selon le ministère de l’Intérieur
Ce mardi, le ministère de l’Intérieur a recensé 360 actions de mobilisation devant des établissements scolaires à travers la France, impliquant environ 30 000 participants. En comparaison, le 6 octobre, le ministère rapportait 572 actions réunissant 65 000 personnes.
Les lycéens et étudiants sont encore descendus en masse dans la rue. À Paris, un cortège organisé par les principales organisations syndicales et de jeunesse est parti en début d’après-midi de la place d’Italie, sous une banderole proclamant « lycéen.nes et étudiant.e.s mobilisé.e.s pour le droit à étudier. À bas le tri social et raciste ».
Un autre cortège, moins nombreux, circulait simultanément entre l’Hôtel de Ville et la place de Port-Royal. Plus tôt dans la journée, des manifestations ont également eu lieu à Nantes, Lens, Lyon (11 000 personnes selon la préfecture), Strasbourg, Bordeaux et Marseille (3 800 personnes selon la police), avec pour slogan « La lutte, la lutte, jusqu’à la victoire ».
Ce « acte V » du mouvement, lancé mi-septembre dans un lycée de Créteil, s’est étendu à plusieurs régions. L’Union syndicale lycéenne (USL) réclame notamment la suppression de la plateforme Parcoursup, ainsi qu’un plan de 10 milliards d’euros pour les lycées.














