Une interview mouvementée sur France 2
Raphaël Glucksmann n’a pas eu droit à une interview tranquille sur le plateau du 20 heures de France 2. Invité de Laurent Delahousse le 11 octobre, peu après l’annonce des résultats du premier tour de la primaire social-démocrate, le candidat arrivé en tête a été directement confronté à une question piquante. Le journaliste lui a lancé une dernière question, au moment où l’eurodéputé venait de remporter une victoire nette face à ses adversaires.
Une victoire malgré les difficultés
La soirée était pourtant favorable à Raphaël Glucksmann. Après plusieurs jours mouvementés, notamment à cause d’une cyberattaque qui avait perturbé la plateforme de vote, les résultats ont finalement été annoncés. Le candidat de Place Publique a obtenu 66,13 % des voix, loin devant Olivier Faure qui recueillait 14,48 %. Ségolène Royal, Emmanuel Maurel et Jérôme Guedj complétaient le panel avec des scores inférieurs, et 120 587 personnes avaient participé au scrutin.
Laurent Delahousse le provoque en direct
À la fin de l’entretien, Laurent Delahousse a évoqué une critique entendue durant la campagne. La question a été formulée ainsi : « Certains disaient que vous manquiez de caractère depuis le début de cette campagne. Est-ce que cette victoire va vous permettre de fendre un peu l’armure ? » Cette remarque, volontairement directe, visait à faire réagir le candidat sur sa personnalité plutôt que sur ses résultats électoraux.
Raphaël Glucksmann n’a pas esquivé la question. Il a répondu : « Je vais fendre l’armure, mais vous savez, moi j’ai une conviction profonde. C’est que ce moment historique est un moment de bascule. » Il a expliqué qu’il s’était préparé toute sa vie à un contexte où les démocraties doivent faire face à leurs ennemis et montrer leur force. Il a ainsi transformé la remarque du journaliste en une déclaration politique, insistant sur sa détermination.
Un ton plus combatif après la victoire
Enchaînant, l’eurodéputé a lancé un message plus offensif : « Eh bien moi je vais redonner de la force à la gauche et de la puissance à la France, et rien, rien ne me fera lâcher. » Ce discours tranche avec l’image d’un candidat trop lisse ou trop réservé, que certains lui attribuaient. Laurent Delahousse a ainsi obtenu la réaction plus personnelle et ferme qu’il recherchait, dans un contexte de campagne déjà très agitée.
Entre tensions entre candidats, débats sur le périmètre du scrutin, exclusion de certains candidats et attaques informatiques contre la plateforme de vote, la campagne n’a pas été paisible. Malgré cela, Raphaël Glucksmann a terminé le premier tour en tête. Sur France 2, il a profité de cette victoire pour adopter un ton plus combatif, répondant sans détour à ceux qui l’accusaient de manquer de caractère. Ce changement de ton est d’autant plus notable qu’il touche à une critique récurrente depuis le début de sa campagne.














