PARTAGER

Une mère porte plainte après la blessure grave de son fils lors d’une intervention policière à Lens

Le 7 octobre, la mère d’un lycéen de 15 ans a annoncé qu’elle allait porter plainte après une intervention policière qui a gravement blessé son fils à Lens. La main du jeune homme a été arrachée par une grenade lancée par la police lors d’une manifestation.

Son fils est toujours hospitalisé et a déjà subi une amputation. Sa mère exprime sa colère et son incompréhension face à cette situation. Elle déplore que l’avenir de son enfant soit désormais compromis, estimant que cette blessure est une véritable tragédie.

Un adolescent innocent victime d’une intervention violente

Selon la mère, son fils, qui ne faisait pas partie des casseurs, était venu manifester pacifiquement devant son lycée. Elle précise que le père de l’élève était présent au début du rassemblement pour veiller à la sécurité, avant de quitter pour aller travailler.

Une enquête a été ouverte par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) pour faire la lumière sur les circonstances exactes de l’incident. Les enquêteurs cherchent notamment à savoir si la grenade a été ramassée par le jeune ou si elle lui est tombée dessus, et si le tir a respecté les protocoles en vigueur.

Les accusations de la mère

La mère de l’adolescent exprime sa colère, affirmant que son fils n’a pas ramassé la grenade. Elle dénonce l’usage d’une arme qu’elle qualifie de « de guerre » contre un enfant. Elle souligne également que la victime a été touchée par une arme très puissante, ce qui est selon elle anormal dans ce contexte.

Suspension de l’usage des grenades assourdissantes

Face à cet incident, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’utilisation des grenades assourdissantes dans le cadre du mouvement lycéen. Il a précisé que cette mesure resterait en vigueur tant que l’enquête ne sera pas terminée, afin d’évaluer la légitimité de leur emploi.

La mère de l’adolescent regrette qu’il ait fallu que son fils soit gravement blessé pour que des mesures soient prises. Elle se demande comment son fils, qui prépare une formation en seconde professionnelle, pourra continuer sa scolarité et réaliser ses projets professionnels. Elle considère que son avenir est désormais compromis.

LAISSER UN COMMENTAIRE