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Une répression hors-norme dénoncée par Marine Tondelier

Lors d’un point presse organisé ce mardi 6 octobre devant les grilles du lycée Behal à Lens, Marine Tondelier, candidate à la présidentielle pour la liste « Les Écologistes », a vivement dénoncé ce qu’elle qualifie de répression « hors-norme ».

Elle a réagi à la mobilisation lycéenne en évoquant un incident survenu la veille. Un adolescent de 15 ans a perdu la main après l’explosion d’une grenade policière devant cet établissement scolaire.

Une expérience personnelle et une indignation

Marine Tondelier a rappelé qu’elle était elle-même lycéenne à Lens il y a 25 ans. À l’époque, elle avait participé à une grande manifestation contre l’arrivée du Rassemblement national au second tour de l’élection présidentielle de 2002. Elle affirme qu’elle n’aurait jamais cru que, un jour, elle ou ses camarades, seraient confrontés à des armes de guerre lors de manifestations.

Elle fait référence à la grenade qui a blessé gravement le jeune de 15 ans, dont la main a été arrachée. Le dossier est actuellement à l’enquête, avec la saisie de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Cependant, le procureur de Béthune, Étienne Thieffry, indique ne pas pouvoir préciser la nature exacte des grenades utilisées.

Les grenades et leur classification

Le procureur a expliqué que l’IGPN doit identifier le type précis de grenade utilisée lors de l’incident. Selon lui, l’usage de ces équipements est minutieusement répertorié lors des opérations de maintien de l’ordre.

Une arme de guerre

Marine Tondelier a insisté sur le fait que les forces de l’ordre ont utilisé ce qu’elle qualifie d’ »armes de guerre ». Elle a notamment évoqué les lanceurs de balles de défense (LBD), qui ont remplacé les Flash-Ball. Ces armes, censées ne pas pouvoir être dirigées vers la tête, sont utilisées dans d’autres pays européens uniquement dans des contextes très spécifiques.

Elle a aussi dénoncé l’utilisation des grenades de désencerclement. Celles qui ont blessé le jeune à Lens sont, selon elle, censées être utilisées uniquement au sol et en cas de nécessité extrême. Marine Tondelier précise qu’elles sont classées comme des armes de guerre.

Une mobilisation sous haute tension

Depuis le début du mouvement des lycéens, plusieurs enquêtes ont été ouvertes par l’IGPN. D’après les chiffres communiqués lundi par le gouvernement, dix dossiers sont en cours. La candidate a souligné que de nombreuses autorités, en France comme à l’international, condamnent ce qu’elle qualifie de doctrine du maintien de l’ordre en France.

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