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Les déclarations de Laurent Nuñez sur l’utilisation des armes intermédiaires

Ce mardi 6 octobre, à l’aube de « l’acte III » de la mobilisation lycéenne, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a justifié l’usage d’armes intermédiaires telles que le Lanceur de Balles de Défense (LBD) ou les grenades de désencerclement. Il a expliqué que ces équipements peuvent être utilisés lorsque la situation évolue vers des violences urbaines.

Il a précisé sur France Inter que, lorsqu’il s’agit de violences urbaines, la réponse des forces de l’ordre ne relève plus simplement du maintien de l’ordre. Selon lui, il est légitime que policiers et gendarmes disposent d’une gamme complète d’armes intermédiaires, qui sont utilisées dans un cadre légal, réglementaire et proportionné.

Une intervention considérée comme généralement proportionnelle

Malgré cela, l’utilisation de ces armes face à des mineurs est vivement critiquée, notamment par une partie de la classe politique. Des blessures graves, comme une mâchoire fracturée ou la perte d’un œil, ont été recensées lors des confrontations.

Le ministre a affirmé que, dans la majorité des cas, les interventions sont proportionnées. Il a souligné que depuis le début des manifestations lycéennes, plus de 6 100 personnes ont été interpellées. Il a également reconnu l’existence de dix enquêtes ouvertes par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), concernant certains incidents.

Il a ajouté que, globalement, la situation se déroule sans dégâts majeurs, tout en regrettant ces dix affaires qu’il déplore.

Le cas d’un adolescent blessé à Lens

Laurent Nuñez a réagi à la blessure grave d’un jeune de 15 ans, dont la main a été arrachée suite à l’explosion d’une grenade devant un lycée à Lens. Il a qualifié cet incident de drame et a exprimé sa pensée pour le jeune et sa famille. Selon lui, il n’est pas normal qu’un tel accident puisse arriver lors d’une manifestation.

Le ministre a précisé qu’une enquête était en cours pour déterminer dans quelles conditions la blessure s’est produite. Il a notamment souligné la nécessité de comprendre si la grenade a été ramassée par le lycéen ou si elle lui est tombée dessus. Il a également évoqué un contexte marqué par des troubles et des incidents impliquant des forces de l’ordre.

Les détails techniques et la suite de l’enquête

L’IGPN doit déterminer le type exact de grenade utilisée à Lens. Selon Laurent Nuñez, il s’agirait manifestement d’une grenade assourdissante. La suite de l’enquête permettra de mieux comprendre les circonstances de l’incident.

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