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Le groupe TotalEnergies a annoncé une prime exceptionnelle de 1 000 euros pour ses salariés, à deux mois du début des négociations obligatoires sur les salaires. Cette décision intervient également quelques jours avant l’appel à la grève lancé par la CGT, prévu le 8 octobre prochain. Le syndicat qualifie cette initiative de « manipulation grossière ».

Depuis le début de la crise au Golfe, les prix des hydrocarbures sur les marchés mondiaux ont fortement augmenté. Cette hausse impacte les prix du carburant en France, alors que les revendications sur les salaires et les conditions de travail se multiplient au sein de l’entreprise.

Une « manipulation grossière » dénoncée par la CGT

La prime de 1 000 euros survient dans un contexte sensible. Selon Eric Sellini, coordinateur CGT, cette mesure est « vraiment une manipulation grossière » de la part de la direction. Le syndicat réclame plutôt une augmentation des salaires et critique la politique menée par la société.

Les syndicats dénoncent aussi le manque d’effectifs, notamment dans les raffineries. La CGT souligne que les conditions de travail se sont dégradées, en particulier lors des périodes de canicule, aggravant le mal-être des salariés.

Un appel à la grève prévu le 8 octobre

Les tensions pourraient s’intensifier dès la semaine prochaine. La CGT invite ses adhérents à se mobiliser le jeudi 8 octobre sur tous les sites du groupe. La grève concerne principalement les raffineries, mais aussi d’autres filiales comme Hutchinson, spécialisée dans le caoutchouc, et Argedis, qui gère près de 180 stations-service.

En octobre 2022, une importante manifestation dans les raffineries avait provoqué des difficultés d’approvisionnement dans plusieurs stations françaises.

La situation sur le marché du carburant reste tendue. Depuis le 22 juillet, TotalEnergies a plafonné le prix du SP95-E10 et du SP98 à 1,99 euro le litre. Le gazole est plafonné à 2,25 euros. Ces tarifs attractifs ont attiré davantage d’automobilistes, créant parfois des files d’attente et des ruptures de stock ponctuelles.

Le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a indiqué que cette politique tarifaire pourrait faire passer la part de marché du groupe de 22 % à 25 %. La mobilisation lors de la grève du 8 octobre sera donc à suivre de près.

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