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Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a saisi la justice contre Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) et membre de La France insoumise (LFI). La démarche concerne des faits présumés de provocation à commettre un délit liés au mouvement de blocage des lycées dans sa ville.

Une nouvelle étape dans le conflit

Ceci marque une étape supplémentaire dans le conflit entre les élus insoumis et les autorités. Le préfet de police a décidé de porter plainte contre Bally Bagayoko pour avoir, selon lui, encouragé des comportements délictueux lors de ses interventions devant des lycées mobilisés. La justice sera donc saisie pour examiner ces accusations.

Les propos du maire de Saint-Denis

Depuis le début de la semaine, le gouvernement, notamment le Premier ministre, a accusé certains Insoumis d’attiser la contestation lycéenne et d’utiliser des jeunes à des fins politiques. Bally Bagayoko a, de son côté, tenu des propos qui ont été jugés comme pouvant légitimer la violence. Mardi matin, il a déclaré que « la violence, à un moment donné, peut être légitime » pour soutenir les lycéens mobilisés. Il a toutefois précisé que « chaque fois qu’on peut l’éviter, c’est mieux ».

Les accusations de la préfecture

Le préfet de police reproche notamment au maire d’avoir été filmé en train de rire et de danser à proximité d’une poubelle en feu, ce qui pourrait être perçu comme une validation des dégradations. La police a signalé ces faits au procureur de Bobigny en application de l’article 40 du code de procédure pénale.

Réactions du maire et de ses proches

Le maire de Saint-Denis a réagi en dénonçant une polémique basée sur des vidéos et des citations sorties de leur contexte. Il affirme être prêt à comparaître devant la justice. Un de ses proches parle même d’un « acharnement » contre lui.

Une tendance perçue comme politisée

Ce n’est pas la première fois que des préfets signalent des propos ou des faits d’élus insoumis à la justice. Certains proches de Jean-Luc Mélenchon dénoncent un « parti pris » et accusent les préfets d’être devenus plus politisés que jamais, sortant de leur rôle de représentants de l’État.

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