En visite en Espagne, le président Emmanuel Macron a partagé ses idées pour faire face à la crise démocratique et à la montée des extrêmes politiques. Malgré une baisse de sa popularité en France, il a insisté sur la nécessité de renforcer l’Europe et de lutter contre le populisme.
Une visite axée sur l’Europe et l’économie
Ce mercredi matin, Emmanuel Macron a ouvert un forum économique franco-espagnol à Madrid, en présence du roi Felipe VI. Il était accompagné de nombreux chefs d’entreprise. Lors de cette rencontre, il a évoqué son engagement en faveur d’une Europe plus forte, proposant une solidarité accrue entre les pays membres.
Une popularité en forte baisse en France
Selon un sondage publié mardi, la cote de popularité du président et de son Premier ministre, Sébastien Lecornu, a fortement chuté. Emmanuel Macron ne recueille plus que 18 % d’opinions positives, son niveau le plus bas à ce jour. La crise des prix du carburant et l’insatisfaction croissante des Français face aux mesures gouvernementales expliquent en partie cette dégradation.
Ce sondage a été réalisé avant le discours du président jeudi dernier, lors duquel il a abordé la question des aides aux « gros rouleurs ». La majorité des sondés (75 %) estime que ces mesures sont insuffisantes.
Les tensions autour de Jordan Bardella
Jordan Bardella, président du Rassemblement national (RN), a condamné les accusations de propos antisémites publiées par Mediapart. Il a dénoncé une « guerre totale » contre son parti et a annoncé le dépôt de plusieurs plaintes pour diffamation et faux. Bardella a également évoqué le risque d’une tentative de déstabilisation de la campagne présidentielle.
Il a présenté sa position lors d’une intervention devant son groupe parlementaire, en dénonçant ce qu’il qualifie de « prémices d’une guerre totale » contre le RN.
Les propositions d’Édouard Philippe sur la retraite
Attendu depuis longtemps, l’ancien Premier ministre Édouard Philippe a dévoilé ses idées pour la réforme des retraites. Il propose un allongement progressif de la durée de cotisation à 45 ans et un âge de départ à 65 ans. Il précise que cette mesure concernera surtout ceux qui le peuvent, laissant environ un tiers des Français en dehors de cette obligation.
Dans une vidéo, il a insisté sur la nécessité de prendre des décisions responsables pour éviter une crise financière future. Il souhaite également introduire un volet capitalisation dans le système.














