Lors de la mobilisation des lycéens ce mardi 29 septembre, plusieurs établissements ont été bloqués, dégradés ou ont connu des actions de protestation. Des personnels de l’Éducation nationale ont été victimes de violences durant ces événements.
Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a dénoncé ces actes. Il a indiqué que l’État comptabilise environ trente blessés, dont dix personnels de l’Éducation nationale. Certains ont également reçu des menaces.
Jeté au sol et frappé
À Toulouse, un personnel de direction du lycée Stéphane-Hessel a été victime d’une agression. Lorsqu’il tentait d’éteindre un feu avec un extincteur, il a été jeté au sol par des élèves. Ensuite, il a été frappé, devant d’autres lycéens et personnels qui tentaient de mettre fin à la scène. Cette scène a été filmée par un adolescent et diffusée par La Dépêche du Midi.
Dans le même lycée, plusieurs autres personnels ont été pris pour cibles et ont subi des violences. L’académie de Toulouse a condamné fermement ces comportements. Le recteur a assuré que des mesures ont été prises pour garantir la sécurité des élèves et du personnel lors de la journée suivante.
Une autre agressión à Lille
À Lille, un professeur du lycée César-Baggio a été bousculé dans la rue. En marchant, il a reçu un coup de pied dans le dos. L’homme a pris la fuite mais a été poursuivi par des jeunes, certains vêtus de noir, masqués ou cagoulés. La police a dénombré environ 150 personnes hostiles devant le lycée. Le professeur a été très choqué mais n’a pas été blessé.
Les violences condamnées
Édouard Geffray a également évoqué d’autres incidents violents. Il a mentionné un proviseur blessé par un tir de mortier dans les Hauts-de-Seine et un autre menacé de mort en Essonne. Ces violences ont été dénoncées par le premier syndicat du second degré.
Les violences, quelles qu’elles soient, n’ont pas leur place dans les mobilisations.
Le syndicat soutient que les revendications des lycéens sont légitimes, mais il condamne fermement toutes les violences, qu’elles proviennent des jeunes ou des forces de l’ordre.
Une situation tendue
Le ministre de l’Intérieur a indiqué lors d’un passage sur BFMTV que la réponse des forces de l’ordre était proportionnée. Il prévoit que d’autres perturbations et tentatives de blocages sont attendues dans certains lycées français ce mercredi.














