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Les conditions de détention à Dubaï sous la loupe

Le 22 septembre 2026, Océane El Himer et Léa Mary, deux influenceuses françaises, ont été placées en garde à vue à Dubaï, en compagnie de l’influenceur Amirrlife. Elles sont soupçonnées de détention et consommation de drogues. Ce fait divers soulève une question importante : à quoi ressemblent réellement les prisons à Dubaï et quelles sont les conditions de détention aux Émirats arabes unis ?

Une détention sévère et des conditions difficiles

Selon l’avocat Philippe Ohayon, qui accompagne plusieurs détenus français sur place, les conditions de détention sont très difficiles. Il décrit des prisons surpeuplées où les cellules peuvent accueillir jusqu’à 200 personnes. La promenade, essentielle pour sortir de la cellule, est très rare, limitée à une fois tous les deux mois.

Une ex-détenue citée par ITV explique que la surpopulation est telle qu’au minimum dix personnes doivent partager trois lits superposés dans chaque cellule. Ces conditions rendent la vie en prison particulièrement éprouvante pour les détenus.

Les risques pour Océane El Himer et Léa Mary

Les trois influenceurs auraient été arrêtés après un contrôle de police qui aurait révélé des traces de stupéfiants. Le Quai d’Orsay indique avoir été informé de cette situation, et le consulat de France à Dubaï aurait été mobilisé. Aucune condamnation n’a encore été prononcée, l’enquête étant en cours.

Selon la loi locale, la détention ou la consommation de drogues, quelle que soit la quantité, peut entraîner une peine minimale de deux ans de prison. Pour des circonstances aggravantes ou en cas de récidive, cette peine peut aller jusqu’à quinze ans. Les articles spécialisés évoquent également une expulsion quasi systématique à l’issue de la peine, ce qui pourrait concerner les trois influenceurs.

Une vie en prison difficile

Les témoignages décrivent un univers carcéral marqué par la surpopulation. Un Britannique, Karl Williams, raconte qu’il a été condamné à quatre ans pour une première infraction liée à la drogue, dans une prison où environ 300 détenus cohabitent dans un établissement prévu pour 100 personnes.

Il dénonce une nourriture infecte, des violences entre prisonniers et un environnement largement contrôlé par les détenus eux-mêmes. La promiscuité et l’insalubrité rendent la vie quotidienne très difficile pour ceux qui sont incarcérés.

Les réactions des autorités et des ONG

Face à ces témoignages, les autorités émiraties insistent sur une autre réalité. Le portail officiel du gouvernement affirme que la réinsertion est une priorité, avec des inspections régulières, des programmes éducatifs et des droits garantis par une « Bill of Rights for Prisoners ».

Cependant, plusieurs organisations de défense des droits humains, comme Human Rights Watch et Amnesty International, dénoncent une situation alarmante. Elles évoquent la surpopulation, les conditions insalubres, le manque de soins médicaux, voire des traitements inhumains et dégradants dans plusieurs prisons, notamment celle d’al-Wathba.

Les témoignages rapportent aussi des détentions prolongées en isolement et la privation de soins essentiels, ce qui alimente les préoccupations sur le respect des droits fondamentaux en prison dans le pays.

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