Réaction de Pascal Praud face à l’édito de Patrick Cohen
Dans son édito du 23 septembre, Patrick Cohen, animateur de France Inter, a qualifié Pascal Praud de « bras armé » du Rassemblement national (RN). Il s’est aussi interrogé sur le rôle de l’Arcom, le régulateur audiovisuel, face à la situation de CNEWS.
Ce commentaire a suscité une vive polémique. Patrick Cohen a expliqué que « l’exercice n’est plus sans risque » lorsqu’il s’agit de dénoncer la montée du RN. Il a évoqué, entre autres, des personnalités publiques comme Adèle Exarchopoulos, Teddy Riner ou Paul Mirabel, qui ont exprimé leur crainte face à une possible arrivée d’un « parti extrême » au pouvoir.
Le journaliste de France Inter accuse certains médias, notamment ceux du groupe Bolloré, d’« promouvoir le parti d’extrême droite ». Selon lui, Pascal Praud jouerait un rôle de « bras armé » en dressant des listes et en relayant cette vision. Il conclut en demandant : « que fait l’Arcom ? »
La réponse de Pascal Praud
Ce jeudi, Pascal Praud a répondu à ces accusations sur le plateau de CNEWS. Il estime que la phrase de Patrick Cohen pourrait faire l’objet d’une sanction de la part du régulateur, même si elle n’est pas explicitement répréhensible par la loi. Il évoque la liberté d’expression comme cadre légal.
Le présentateur de L’Heure des pros défend une position similaire à celle de la Fédération Française de Football, selon laquelle « les joueurs parlent au nom de tous les Français » et ne devraient pas prendre position contre le RN. Il affirme que les célébrités et personnalités publiques n’ont pas à dicter l’opinion des citoyens.
Pour Praud, cet épisode montre que « France Inter perd ses nerfs ». Il indique qu’il pourrait accepter une invitation de France Inter pour répondre à ces accusations, si celle-ci lui était toujours proposée, notamment lors de la Grande Matinale où il intervient régulièrement.
Réactions dans le camp adverse
Sur le plateau de CNEWS, plusieurs chroniqueurs ont exprimé leur indignation face aux propos de Patrick Cohen. Éric Naulleau, écrivain et journaliste, a qualifié l’édito de « scandaleux » et estime que ses propos sont diffamatoires et pourraient devoir faire l’objet de poursuites judiciaires.
Gabrielle Cluzel, écrivaine, a quant à elle déclaré que Patrick Cohen était « doté de la cervelle d’un antifa fanatisé ». Laurent Tessier, journaliste, a également qualifié ses propos de « graves et dangereux » et a rappelé que Cohen avait affirmé auparavant que son rôle n’était pas d’« exposer ses opinions ».














