Une agression rare dans une école primaire à Évry-Courcouronnes
Le 11 septembre, lors de la récréation dans une école d’Évry-Courcouronnes, la scène a tourné au drame. Carole, une enseignante, a été violemment frappée par un de ses élèves de 8 ans, Ilyas. L’élève venait de s’en prendre à une camarade, ce qui a précipité la violence.
La scène s’est déroulée devant les autres enfants, en pleine pause. L’élève a proféré des menaces de mort, donné des coups de poing et de genou. La maîtresse a été blessée sérieusement. En quelques minutes, l’école, située dans un quartier prioritaire, a été le théâtre d’une crise qui a mobilisé les enseignants.
Les faits : un élève de 8 ans passe à l’acte
Selon Carole, l’enseignante, elle a d’abord essayé de protéger une autre élève que Ilyas frappait. Elle explique qu’elle a vu cette enfant avoir le menton et le genou en sang. Elle a demandé à une autre élève d’emmener la victime à l’infirmerie, mais Ilyas a commencé à la frapper aussi. Il aurait déclaré qu’elle était sa maîtresse préférée.
Lorsque Carole a demandé des excuses et a dit qu’elle allait prévenir la direction, l’élève a perdu tout contrôle. Il aurait crié qu’il allait la tuer et l’égorger, tout en mimant le geste. Il l’a ensuite poussée au sol et l’a frappée violemment. Trois collègues ont dû intervenir pour la calmer. La maîtresse a été arrêtée pendant sept jours pour incapacité temporaire totale (ITT).
Elle dénonce cette violence : « On ne peut pas laisser des profs se faire taper dessus. »
Un élève déjà connu pour ses violences
Pour l’équipe éducative, cet incident n’est pas une surprise. Marion, une autre enseignante, explique que Ilyas a déjà été signalé pour des comportements violents. Elle raconte qu’en juin dernier, elle a porté plainte après qu’il lui ait donné un coup de pied dans la main lors d’un contrôle de tablette.
Après cette nouvelle agression, une partie des enseignants a décidé de faire grève les 22 et 23 septembre. Devant l’école, ils ont déployé une banderole portant l’inscription « École en colère ». Marion interpelle : « Si rien ne change, quel message envoyons-nous aux enfants ? » Elle demande une réponse claire de l’école face à ce comportement d’un enfant de 8 ans.
Aucune sanction immédiate et l’école sous tension
Pour l’instant, les parents d’Ilyas ont été convoqués par la direction, mais Carole affirme qu’aucune sanction n’a été prise à son encontre. Elle considère que ce geste doit rester impuni et a décidé de reprendre les cours, malgré le traumatisme. La municipalité d’Évry-Courcouronnes a assuré soutenir la direction de l’école et accompagner les équipes éducatives.
De leur côté, les services de l’Éducation nationale ont dépêché une conseillère pédagogique et une psychologue pour accompagner l’élève. Une réunion d’équipe a été organisée pour adapter l’emploi du temps de l’enfant. Des recrutements d’assistants d’éducation spécialisés (AESH) sont également prévus dans l’établissement. La situation continue de poser la question de la sécurité des enseignants face à la violence d’un élève si jeune.














