François Hollande reste réservé sur la primaire socialiste
À la veille de la clôture des inscriptions pour la primaire socialiste, François Hollande a réaffirmé ce lundi qu’il ne comptait pas y participer. L’ancien président de la République a expliqué qu’il était toujours réservé concernant ce mode de désignation, bien qu’il l’ait lui-même utilisé en 2012 pour obtenir la candidature du parti.
Lors d’un déplacement dans l’Eure, devant le député PS Philippe Brun, candidat à cette primaire, Hollande a indiqué : « J’ai toujours été réservé sur les primaires, y compris quand j’étais moi-même candidat en 2011. Je sais ce qu’elles peuvent apporter, une dynamique, je sais aussi ce qu’elles peuvent coûter. »
En 2011, François Hollande avait remporté une primaire citoyenne face à plusieurs adversaires, dont Martine Aubry, Arnaud Montebourg, Ségolène Royal et Manuel Valls. Il avait ensuite été élu président en 2012 face à Nicolas Sarkozy.
Une possible candidature à la présidentielle
Alors que les rumeurs d’une candidature pour la prochaine élection présidentielle vont bon train, Hollande n’a pas encore fixé la date officielle d’une éventuelle annonce. Sur France Inter, le 2 septembre dernier, il avait indiqué que « dans une élection présidentielle, décembre est le mois-clé ».
Un sondage le place à 7 % des voix
Selon un sondage OpinionWay pour CNEWS publié le 11 septembre, François Hollande serait crédité de 7 % des intentions de vote s’il décidait de se présenter comme candidat du Parti socialiste. Il reste ferme sur ses positions, notamment en ce qui concerne une alliance avec La France insoumise, qu’il considère comme étant à l’extrême gauche de l’échiquier politique.
Une position partagée par d’autres figures socialistes
Le maire socialiste de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, a lui aussi choisi de ne pas participer à la primaire. Invité sur CNEWS le 7 septembre, il a déclaré que Hollande et lui étaient « les deux personnes les mieux placées pour pouvoir rassembler » leur camp. Il a précisé qu’il ne soutiendrait pas Hollande « sans mea culpa » concernant la déchéance de nationalité. Pour l’instant, l’ancien président n’a pas répondu à ces propos.














