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Un potentiel retour des Gilets jaunes le 17 octobre 2026

Le 17 octobre 2026 pourrait marquer le retour du mouvement des Gilets jaunes. Sur les réseaux sociaux, notamment TikTok, Facebook et Instagram, des appels à manifester circulent. Des vidéos montrent des hommes en gilet jaune devant une station-service, avec des prix plafonnés à 1,99 € le litre d’essence et 2,25 € pour le diesel. Les organisateurs invitent à une journée de mobilisation « dans le respect et la solidarité ».

Pour l’instant, aucun syndicat ou parti politique ne revendique officiellement cette journée. Le mouvement semble spontané, sans structure structurée ou manifestation déclarée. Il est aussi difficile de prévoir si cette mobilisation se traduira par des blocages massifs ou simplement par quelques rassemblements dispersés, d’autant plus que le 17 octobre correspond au début des vacances de la Toussaint, ce qui pourrait influencer la participation.

Un contexte propice à la colère

Depuis plusieurs mois, les prix des carburants atteignent des niveaux records. Le gazole tourne autour de 2,30 € le litre, et le SP95-E10 dépasse 2,10 €, des prix proches de ceux de 2022. Malgré un plafonnement par TotalEnergies à 1,99 € pour l’essence et 2,25 € pour le diesel, la facture reste lourde pour les conducteurs. Certains experts évoquent même la possibilité que le gazole grimpe jusqu’à 3 € le litre, alimentant l’angoisse liée au plein.

Ce contexte économique fragilise encore davantage le pouvoir d’achat des Français. Selon un sondage Elabe, 67 % des personnes interrogées estiment que leur pouvoir d’achat a diminué ces derniers mois, soit 11 points de plus qu’en janvier. Parmi eux, 35 % jugent que leur pouvoir d’achat a « beaucoup baissé ». La majorité des Français expriment de l’inquiétude, de l’exaspération et de la colère face à cette situation. De plus, 29 % ont été à découvert plusieurs fois au cours de l’année, certains presque chaque mois, en moyenne le 17e jour du mois.

Une réponse gouvernementale limitée

Face à cette crise, le gouvernement refuse pour l’instant de geler les prix ou d’augmenter les aides. Il explique que la situation des finances publiques ne le permet pas. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, rappelait que ces mesures ne peuvent pas être mises en place à court terme. Avec l’élection présidentielle prévue dans sept mois, la question du pouvoir d’achat reste un enjeu central pour l’exécutif et pourrait influencer la campagne électorale.

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