Un appel à la condamnation de l’interruption du concert de Barbara Butch
L’ancien maire écologiste de Grenoble, Éric Piolle, a appelé Jean-Luc Mélenchon à reconnaître une erreur après l’interruption d’un concert de la DJ Barbara Butch, survenue le 18 juillet dernier. Il demande au leader de la France insoumise de condamner cette intervention qu’il qualifie de « police politique, violente ».
Dans une tribune publiée dans Libération, Éric Piolle souligne leur ancien lien politique, ayant travaillé ensemble durant ses deux mandats municipaux de 2014 à 2026. Il insiste sur le fait que, même en cas de désaccords politiques, cela ne devrait pas justifier une telle interruption, qu’il considère comme une atteinte aux libertés.
Pour l’ancien maire, cette intervention ne relève pas d’un simple désaccord, mais d’une forme de répression. Il écrit : « C’est de la police politique, violente. »
Les circonstances de l’interruption du concert
Le concert de Barbara Butch, une artiste juive de 45 ans, a été interrompu après une vingtaine de minutes. L’événement a été perturbé par des militants pro-palestiniens et des membres de La France insoumise, suite à un appel au boycott lancé notamment par la section iséroise du parti.
Selon la mairie, des projectiles, comme des bouteilles en verre, ont été lancés en direction de la scène. La mairie et l’artiste ont porté plainte. La raison de cette protestation : Barbara Butch aurait participé en 2025 à un événement organisé à la résidence de l’ambassadeur de France en Israël, et aurait signé une tribune en faveur d’une loi visant à lutter contre le nouvel antisémitisme, qui a depuis été retirée.
Manuel Bompard, coordinateur de LFI, a indiqué qu’il comprenait que cette position politique puisse provoquer des protestations, à condition qu’elles restent pacifiques.
Absence de réaction de Jean-Luc Mélenchon
Le leader de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, n’a pas publié de déclaration publique à la suite de cet incident. Son silence est critiqué par Éric Piolle, qui le voit comme une illustration des méthodes qui peuvent renforcer le rejet de LFI parmi une partie des électeurs.
Pour Piolle, cette situation est « un exemple cinglant des procédés qui pétrifient nos électeurs et confortent une très large part de l’électorat dans son rejet » de leur parti.
Il ajoute qu’il serait préférable que Jean-Luc Mélenchon, après avoir condamné l’événement, reconnaisse une erreur. Selon lui, cette démarche pourrait éviter à LFI d’être associée à des actes de violence ou de répression, et pourrait éviter de donner une image négative du parti si celui-ci accédait au pouvoir.














