Édouard Philippe sur la présidentielle de 2027 : un positionnement clair
En se lançant dans la course à l’élection présidentielle de 2027, Édouard Philippe affirme qu’il n’est ni l’héritier d’Emmanuel Macron ni quelqu’un qui se renie. Selon lui, l’enjeu principal de cette campagne ne sera pas de « rompre ou ne pas rompre » avec la majorité présidentielle, mais plutôt de « faire ».
Dans une interview accordée à La Tribune dimanche 21 juin, l’ancien Premier ministre explique qu’il s’inscrit dans une continuité qui remonte bien avant Emmanuel Macron. Il souhaite également rassembler la droite et le centre autour d’un grand projet commun.
Une vision de la continuité et de la responsabilité
Édouard Philippe insiste sur le fait qu’il ne se considère pas comme l’héritier du président en place, tout en admettant partager certains de ses principes. Il rappelle que certaines mesures qu’il a mises en œuvre lorsqu’il était Premier ministre entre 2017 et 2020 restent pertinentes, notamment dans les domaines de la réduction du déficit, de l’attractivité de la France, de la baisse du chômage, de la réindustrialisation ou encore du développement de l’apprentissage.
Cependant, il souligne une différence dans la manière d’exercer le pouvoir, en dénonçant notamment la tendance des présidents depuis Nicolas Sarkozy à vouloir « gouverner autant que présider ». Il se présente comme un homme libre, assumant ses choix, prêt à changer ce qui doit l’être.
Une plateforme pour la reconstruction de la droite
Officiellement en concurrence avec d’autres candidats comme Gabriel Attal, Édouard Philippe partage avec Bruno Retailleau, candidat LR, certains points programmatiques liés aux mesures régaliennes. Il affirme avoir confiance dans leur sens des responsabilités, précisant qu’ils s’effaceront s’il arrive en tête dans les sondages, qui lui donnent actuellement entre 15% et 19% des intentions de vote au premier tour.
Il insiste sur sa volonté de rassembler la droite et le centre, estimant que c’est la clé pour remporter l’élection et faire avancer le pays. Il précise également qu’il saura prendre ses responsabilités dans cette optique.
Premiers événements de campagne
Édouard Philippe prévoit d’organiser son premier grand meeting de campagne le 5 juillet à l’Adidas Arena, à Paris. Ce rendez-vous marque le début officiel de sa campagne présidentielle.














