La ministre déléguée à l’Égalité femmes-hommes, Aurore Bergé, a assuré ce jeudi 18 juin que toutes les réformes nécessaires pour lutter contre les violences sexuelles seront mises en place d’ici la fin du quinquennat.
Un enjeu national
Lors d’une interview sur Sud Radio, elle a déclaré : « Ce qui est certain, c’est que sur la lutte contre les violences sexuelles, faites aux enfants et faites aux femmes, on travaillera, on adoptera ce qui doit l’être avant la fin du quinquennat parce que c’est un enjeu national ».
S’il y a encore besoin de changement dans la loi, ces changements seront faits.
Le projet de loi sur la protection de l’enfance, dont l’objectif est d’intégrer le principe de l’imprescriptibilité des violences sexuelles, doit être discuté à partir du 15 juillet à l’Assemblée nationale. La ministre espère que cette disposition sera incluse dans le texte.
Les mesures en cours et à venir
Aurore Bergé a également indiqué qu’elle examinerait tout au long de l’été les dispositions supplémentaires possibles. Certaines mesures, notamment celles relatives à la formation, pourraient être mises en œuvre rapidement sans passer par la loi.
Elle a insisté sur l’importance de protéger les enfants dès qu’ils prennent la parole. « Et on va regarder tout au long de l’été toutes les dispositions qui sont nécessaires », a-t-elle précisé.
Protection judiciaire des enfants
La ministre a salué la décision du parquet de Paris de faire appel de la relaxe d’un animateur périscolaire visé par une plainte pour inceste. Elle a affirmé qu’il faut des réponses judiciaires très claires lorsque des enfants parlent.
Elle a rappelé qu' »il doit y avoir des réponses judiciaires très claires ».
De son côté, Jean Sannier, avocat de l’association Innocence en danger, a déclaré sur Europe 1 : « On ne peut pas se satisfaire d’un jugement qui dit très clairement aux enfants : ‘Je te crois, mais je ne te protège pas' ».














