Une nouvelle règle d’exclusion adoptée par les Écologistes
Le conseil fédéral des Écologistes a validé ce week-end un texte visant à pouvoir exclure tout membre qui soutiendrait un candidat rival ou se présenterait contre la candidate investie par le parti. Cette mesure pourrait notamment concerner Yannick Jadot, qui se rapproche de Raphaël Glucksmann à l’approche de la présidentielle, ou encore Sandrine Rousseau, qui n’a pas exclu de soutenir Jean-Luc Mélenchon.
Une exclusion définitive en cas de candidature dissidente
Selon cette nouvelle règle, toute personne candidat contre le candidat choisi par le parti pourrait être exclue de façon définitive. Le vote du conseil fédéral a été favorable à cette motion à hauteur de 69,6%. Concrètement, l’exclusion signifierait que cette personne ne pourrait réintégrer le parti qu’après trois ans, sous réserve d’une validation au niveau national.
Le texte prévoit aussi que soutenir une candidature dissidente puisse être considéré comme un manquement grave, pouvant entraîner une sanction pouvant aller jusqu’à une exclusion définitive, décidée par le conseil disciplinaire.
Une volonté de « purifier » le parti?
Ce dispositif est perçu par ses opposants comme une tentative de « nettoyer » le parti, en limitant la dissidence. Certains dénoncent une volonté d’exclure des figures comme Yannick Jadot ou Sandrine Rousseau, qui pourraient s’opposer à la ligne officielle du parti.
Les réactions des responsables et des candidats
Yannick Jadot, interrogé dimanche sur Radio J, a indiqué que les Écologistes devront clarifier leur position face à Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle. Il a aussi plaidé pour une candidature de « vote utile » à gauche lors du premier tour, en espérant bénéficier du soutien des centristes au second.
De leur côté, certains membres de la direction du parti insistent sur le fait que cette motion n’est pas une initiative directe, mais une réponse aux dissidences lors des dernières élections municipales. La direction affirme vouloir que les décisions prises démocratiquement soient respectées, tout en soulignant que le parti n’est pas une « caserne » mais ne doit pas non plus fonctionner comme un « self-service ».














