Une réponse aux violences après la victoire du PSG
Suite aux violences qui ont suivi la victoire du PSG en Ligue des Champions, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé son intention de présenter rapidement un projet de loi au Parlement. Ce texte, surnommé « loi casseurs-payeurs », viserait notamment à modifier la manière dont les dégradations dans l’espace public sont prises en charge.
Dans un message publié sur X, il a précisé que cette loi aurait pour objectif de faire en sorte que les auteurs de violences assument directement le coût des dégâts qu’ils ont causés.
Les violences du 30 mai en question
Le 30 mai dernier, des débordements ont eu lieu dans plusieurs villes de France, notamment à Paris, après la victoire du PSG. Plus de 780 personnes ont été interpellées. De nombreux dégâts matériels ont été constatés, et 178 policiers et gendarmes ont été blessés durant ces incidents.
Un changement de doctrine prévu
Selon des informations recueillies par CNEWS, l’objectif de cette nouvelle loi serait de faire évoluer le système actuel, dans lequel la réparation des dégâts repose majoritairement sur la collectivité. Le projet de loi prévoit de responsabiliser davantage les individus impliqués dans des violences.
Le texte, qui doit être soumis prochainement au Conseil d’État, prévoit d’étendre la responsabilité des personnes présentes lors d’actes de violence ou de délinquance. Sébastien Lecornu explique que lorsqu’on participe à une violence collective, on doit en assumer les conséquences, individuellement.
Il a aussi précisé que cette contribution financière pourrait être adaptée aux capacités de chacun, notamment par des versements échelonnés ou modestes.
Les aides sociales en ligne de mire
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a indiqué sur RTL que les personnes reconnues coupables pourraient voir leurs aides sociales prélevées pour couvrir les coûts des dégâts. Si la personne condamnée est mineure, ce prélèvement pourrait concerner ses parents.
Le gouvernement assure que, même en cas de réduction des aides, les foyers concernés conserveraient un niveau de ressources suffisant pour vivre. Sébastien Lecornu a insisté sur le fait que « les contribuables n’ont pas à payer pour ceux qui détruisent ».
Un débat politique attendu
Ce projet de loi pourrait recueillir le soutien de plusieurs formations politiques, au-delà de la majorité. Le 1er juin, le président des Républicains, Bruno Retailleau, a notamment appelé à une responsabilité financière solidaire pour les casseurs. Le Rassemblement national défend également depuis plusieurs années le principe du « casseur-payeur ».
Cependant, l’adoption de cette loi pourrait se heurter à des difficultés liées au calendrier parlementaire. Plusieurs textes jugés prioritaires sont déjà inscrits à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale et du Sénat.
Le ministère chargé des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, a indiqué que les parlementaires continueront de siéger jusqu’à la semaine du 20 juillet, mais que l’agenda sera principalement occupé par les discussions sur le budget et les élections sénatoriales de septembre.














