À un an de la présidentielle, Sébastien Lecornu veut renforcer la lutte contre les ingérences étrangères
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé qu’il réunirait ce jeudi plusieurs formations politiques. L’objectif est de faire le point sur les ingérences électorales détectées lors des dernières élections municipales et d’identifier les risques pour les prochains scrutins.
À moins d’un an de l’élection présidentielle, le gouvernement se prépare à faire face aux tentatives de déstabilisation étrangère. La réunion se tiendra à Matignon et rassemblera notamment les ministres Laurent Nuñez (Intérieur), Catherine Vautrin (Armées) et Jean-Noël Barrot (Affaires étrangères). Seront également présents les responsables des services de renseignement extérieur et intérieur (DGSE et DGSI), le Secrétaire général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN), ainsi que des représentants de Viginum, le service chargé de lutter contre les manipulations en ligne. Une conférence de presse suivra cette rencontre.
Plusieurs cas d’ingérences identifiés récemment
Le gouvernement français a été confronté à plusieurs affaires potentielles d’ingérence ces derniers mois. Fin mai, le parquet de Paris a ouvert une enquête concernant une possible ingérence d’une entreprise israélienne dans le cadre des élections municipales. Cette enquête concerne notamment des candidats insoumis à Marseille, Toulouse et Roubaix.
Viginum avait alerté sur une « campagne malveillante » menée par un acteur étranger, susceptible de porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, avait promis qu’un rapport sur ces ingérences serait rendu public, mais sans préciser de date. Un projet de loi, annoncé en avril par Emmanuel Macron, est également en préparation. Le président a notamment accusé la Russie d’acheter massivement, en période électorale, des millions de faux comptes sur les réseaux sociaux.














