Anasse Kazib, candidat à la présidentielle 2027
Le syndicaliste et cheminot Anasse Kazib a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2027. Il souhaite représenter le parti d’extrême gauche Révolution permanente. En 2022, il avait déjà tenté sa chance, mais n’avait pas réussi à obtenir les 500 parrainages nécessaires pour concourir.
Dans une vidéo de campagne, Anasse Kazib explique vouloir porter « une candidature ouvrière, communiste et révolutionnaire » à l’élection présidentielle.
Un nouveau défi après l’échec de 2022
En 2022, il n’avait recueilli que 160 parrainages. Cette fois, le parti Révolution permanente affirme que leur mobilisation est en cours depuis un mois, avec le soutien de plusieurs dizaines de maires, selon un communiqué.
Ce mouvement trotskiste a été créé en 2022, suite à une scission avec le Nouveau parti anticapitaliste (NPA). La rupture s’est produite en raison de divergences sur une stratégie de rapprochement avec La France insoumise (LFI).
Révolution permanente critique LFI, l’accusant de privilégier une « nouvelle France » où les travailleurs seraient dilués dans un bloc électoral, plutôt que de mettre en avant la réalité et les luttes de la classe ouvrière.
Un militant engagé, au croisement des luttes sociales et antiracistes
Dans l’espace politique d’extrême gauche, souvent réduit depuis l’émergence de Jean-Luc Mélenchon, d’autres candidats se présentent. Nathalie Arthaud, pour Lutte ouvrière, a déjà annoncé sa candidature. Cependant, des divergences existent entre ces formations trotskistes, notamment sur les questions sociétales.
Selon Révolution permanente, Lutte ouvrière estime que les enjeux hors de l’exploitation capitaliste sont secondaires, voire qu’ils divisent le prolétariat. La formation est aussi critiquée pour son positionnement sur la laïcité, jugé trop conservateur.
Originaire de Sarcelles (Val-d’Oise), âgé de 39 ans, Anasse Kazib a été chroniqueur dans l’émission « Grandes Gueules » sur RMC. Il est cheminot et syndicaliste à Sud Rail, engagé dans la lutte contre le racisme et pour la décolonisation.
Il doit comparaître le 25 juin pour « apologie du terrorisme » après avoir soutenu la résistance palestinienne lors des attaques du Hamas en octobre 2023. Il dénonce une « criminalisation des militants » engagés dans la cause palestinienne.














