Raphaël Glucksmann, député européen et potentiel candidat à la prochaine élection présidentielle, a tenu à clarifier sa position ce mercredi 27. Il refuse d’être considéré comme « un nouveau Macron », un terme souvent utilisé à gauche, notamment par ses adversaires. Le leader de Place publique explique qu’il ne partagerait pas la même vision que le président sur plusieurs sujets.
Sur France Inter, il affirme : « Si j’avais cru au macronisme, j’aurais rejoint le macronisme. » Il précise également qu’il se donne « trois mois » pour décider s’il se lancera dans la course présidentielle, laissant planer le doute sur sa candidature.
Il ajoute : « Depuis le début, je n’ai pas répondu à leurs propositions, parce que je ne crois pas à cette offre politique. » Il évoque deux principaux sujets de désaccords avec Emmanuel Macron : la politique sociale et économique ainsi que la politique écologique.
Les désaccords avec le président
Concernant la politique sociale et économique, Glucksmann dénonce une orientation qui, selon lui, « favoriserait les plus riches et défavoriserait les plus pauvres. » Sur le volet écologique, il affirme : « J’ai tout de suite compris qu’il n’avait absolument rien compris à l’immense transformation écologiste que nous devons opérer. »
Une gauche perçue comme sectaire
Malgré l’arrivée de figures comme Sacha Houlié et Aurélien Rousseau, qui ont rejoint Place publique, Glucksmann dénonce un « sectarisme absolu » à gauche. Il déclare : « Nous ne sommes pas des videurs de boîte de nuit et il y en a marre de ce sectarisme. »
Il insiste sur sa volonté d’être « ouvert à tous ces Français, toutes ces Françaises » qui ont fait d’autres choix politiques mais souhaitent aujourd’hui rejoindre une gauche démocratique et républicaine.
En tête de la gauche lors des dernières élections européennes, soutenu par le Parti socialiste, Raphaël Glucksmann est considéré comme un candidat potentiel pour la présidentielle. Il est actuellement testé à un peu plus de 10 % dans plusieurs sondages.
Une décision à venir
Malgré cette dynamique, l’essayiste de 46 ans n’a pas encore officialisé sa candidature. Lors d’une interview au journal de 20 heures de TF1, il a indiqué qu’il se donnait « trois mois » pour prendre sa décision. Son objectif est de convaincre qu’il est le meilleur porte-drapeau de la social-démocratie, qui selon lui, doit présenter un seul candidat.














