Plus de 9 Français sur 10 favorables à l’expulsion des trafiquants de drogue de leurs logements sociaux
Selon un sondage réalisé par l’Institut CSA pour CNEWS, le JDD et Europe 1, publié ce lundi 25 mai, 91 % des Français soutiennent l’expulsion des trafiquants de drogue vivant dans des logements sociaux.
Cette mesure, qui implique le départ forcé des trafiquants, semble faire l’unanimité dans l’opinion. Lorsqu’on leur demande s’ils sont pour ou contre cette expulsion, une majorité écrasante (91 %) des personnes interrogées y sont favorables.
Ce sujet n’est pas nouveau. Déjà, en novembre dernier, un sondage CSA montrait que 71 % des Français étaient en faveur de l’expulsion de toutes les familles de délinquants des logements sociaux.
Une forte majorité dans toutes les tranches d’âge
Le sondage publié ce lundi permet de voir que cette opinion est partagée à tous les âges. Parmi les plus de 50 ans, 93 % soutiennent l’expulsion des trafiquants. Chez les 25-34 ans, cette proportion est de 88 %. Les personnes âgées de 35 à 49 ans sont 89 % à être favorables, tout comme celles de moins de 35 ans (88 %) et les 18-24 ans (87 %).
Les différences entre catégories socioprofessionnelles sont faibles. Chez les CSP+, 88 % sont pour l’expulsion, contre 94 % chez les CSP-.
Divisions selon l’affiliation politique
Les opinions varient selon l’orientation politique. Les électeurs de droite, notamment du parti Les Républicains, sont 100 % en faveur de cette mesure. Ceux du Rassemblement national, parti d’extrême droite, soutiennent également massivement (98 %).
Les électeurs de la majorité présidentielle sont eux aussi très favorables, avec 93 %. En revanche, les personnes soutenant La France insoumise sont moins nombreuses à approuver (73 %), 24 % étant contre. Les électeurs du Parti socialiste sont majoritairement pour (88 %), tout comme les Écologistes (85 %).
Un obstacle à Marseille
Malgré l’appui massif à cette mesure, sa mise en œuvre pose problème. Mardi dernier à Marseille, deux familles liées au narcotrafic ont échappé à leur expulsion. Ces familles résidaient dans la cité de La Castellane et avaient été condamnées pour trafic de drogue.
Le juge a finalement rejeté la demande d’expulsion, estimant que la proximité entre le lieu des faits et le logement n’était pas clairement établie. Ce refus représente un revers pour la lutte contre le narcotrafic dans la région.
*Le sondage a été réalisé entre le 21 et le 22 mai par questionnaire auto-administré en ligne, auprès d’un échantillon représentatif de 1 002 personnes âgées de plus de 18 ans, selon la méthode des quotas.














