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Le parquet national financier souhaite limiter l’impact du calendrier judiciaire sur l’élection

Le directeur du Parquet national financier (PNF), Pascal Prache, a expliqué ce mardi à BFMTV-RMC que l’institution s’efforce de gérer ses enquêtes en évitant autant que possible d’interférer avec le calendrier politique. Avec une année avant la prochaine élection présidentielle, plusieurs personnalités politiques sont déjà visées par des investigations.

Il a précisé que le PNF souhaite que « le calendrier judiciaire impacte le moins possible le calendrier électoral ». Selon lui, il faut trouver « une ligne de crête » pour concilier actions judiciaires et vie politique. Il a souligné que si le PNF ne se mobilise pas pour traiter certains dossiers, cela pourrait être perçu comme un manquement à son rôle. À l’inverse, une intervention trop rapide pourrait alimenter des critiques selon lesquelles la justice influence la campagne électorale.

Le magistrat a rappelé que le PNF a pour mission d’appliquer la loi. Les magistrats impliqués tentent de faire leur travail tout en limitant l’impact sur le calendrier électoral, précise-t-il.

Des procédures encadrées par la loi

Plusieurs figures politiques sont actuellement concernées par des enquêtes. Parmi elles, Edouard Philippe, visé par une plainte pour détournement de fonds publics, ou encore Dominique de Villepin, également poursuivi pour la même raison. Marine Le Pen doit quant à elle connaître le sort de son dossier le 7 juillet.

Concernant Edouard Philippe, Pascal Prache a expliqué qu’une plainte avec constitution de partie civile a été déposée en 2025, alors que le PNF envisageait de clôturer le dossier. Selon lui, « à partir de ce moment-là, l’ouverture d’une information judiciaire est automatique. C’est la procédure. Nous n’avons pas eu le choix. C’est la loi ».

Il a également indiqué que le PNF suivra de près le déroulement des investigations pour qu’elles avancent rapidement, afin de limiter leur influence sur la période électorale. La décision de mettre une personne en examen appartient au juge d’instruction, qui déterminera la suite à donner à chaque dossier.

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