Les déclarations d’Élisabeth Borne sur la présidentielle de 2027
L’ancienne Première ministre, Élisabeth Borne, s’est exprimée ce mardi sur franceinfo concernant la course présidentielle de 2027. Elle estime qu’il est peu probable que la compétition entre Édouard Philippe et Gabriel Attal, deux figures du macronisme, se déroule de manière harmonieuse. Elle a également exprimé ses regrets face à l’absence de femmes parmi les candidats du centre.
Elle a précisé : « Je ne crois pas à une compétition apaisée », en évoquant ses désaccords avec Gabriel Attal, avec qui elle a quitté la direction de Renaissance, le parti qu’il dirige. Selon elle, l’énergie consacrée à la rivalité interne au sein du camp central pourrait être mieux employée pour répondre aux attentes des Français et dénoncer les propositions des extrêmes.
Elle a ajouté : « Je ne suis pas rassurée » face à l’idée que cette campagne se déroulerait dans une ambiance sereine, avec chacun menant sa stratégie de son côté, pour finir par se retrouver dans une situation très harmonieuse.
Le besoin de se rassembler face aux enjeux
Élisabeth Borne a regretté ce qu’elle qualifie d’« aventures individuelles » et de « logiques personnelles et tactiques », qui empêchent aujourd’hui une unité plus large. Elle insiste sur l’importance de faire un bilan commun des actions passées, même en période électorale.
Elle met en garde contre le risque d’un second tour entre le Rassemblement National et La France Insoumise, soulignant que tous devraient concentrer leurs efforts pour éviter cette hypothèse. La députée déplore aussi que la compétition présidentielle soit dominée par des hommes, laissant peu de place aux femmes, y compris dans les candidatures officielles.
Pour le contexte, Édouard Philippe, maire du Havre, a annoncé sa candidature depuis plusieurs mois, tandis que Gabriel Attal, le chef du parti Renaissance, a lancé la sienne vendredi dernier. Au début de l’année 2027, l’un ou l’autre pourrait éventuellement se rallier au candidat le mieux placé, face à la menace que représente actuellement le Rassemblement national, en tête des sondages.














