Fabien Roussel accuse LFI de vouloir fragiliser le PCF pour soutenir Mélenchon
Le leader du Parti communiste français, Fabien Roussel, a publié jeudi des accusations contre La France insoumise (LFI). Selon lui, LFI chercherait à « faire éclater » le PCF afin de favoriser la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle de 2027.
Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions croissantes au sein de la gauche. Fabien Roussel a dénoncé une « offensive forte » de LFI, menée par certains de ses dirigeants, qui appellerait à voter contre la direction du PCF dans le but de diviser le parti communiste et de soutenir la candidature de Mélenchon.
Dans une interview accordée à L’Humanité, Roussel a lancé un appel à l’unité : « Ne cédons pas aux tentatives de division. » Il a également rappelé que, lors de l’élection présidentielle de 2022, il avait défendu la nécessité d’une candidature communiste plutôt que d’une union dès le premier tour.
Selon lui, si le PCF devait s’effacer pour garantir une défaite de l’extrême droite, il n’hésiterait pas. Mais il estime que cette stratégie ne serait pas efficace, car l’électorat communiste se répartirait entre plusieurs candidatures, ce qui pourrait nuire à la gauche tout entière.
Un congrès décisif prévu début juillet à Lille
La question de la candidature du PCF pour 2027 sera tranchée lors du congrès du parti, prévu début juillet à Lille. À cette occasion, les militants devront choisir leur orientation et leur candidat. Trois textes alternatifs à celui défendu par la direction du parti ont été déposés, ce qui pourrait ouvrir la voie à une nouvelle candidature à la tête du PCF.
Fabien Roussel refuse de participer à la primaire unitaire, dans laquelle une partie de la gauche est engagée. Ce choix s’inscrit dans sa volonté de défendre l’indépendance du parti face aux diverses tentatives d’alliance ou d’union.
Lors de l’élection présidentielle de 2022, Roussel avait obtenu 2,3 % des voix. Il avait mis en avant l’affirmation de l’identité communiste comme priorité. Les Insoumis l’accusent d’avoir empêché certains électeurs de voter pour Jean-Luc Mélenchon, qui avait recueilli 22 % des suffrages, et qui aurait pu accéder au second tour si la gauche s’était unie.














