Plusieurs partis politiques attendent encore de définir leur stratégie pour la présidentielle de 2027. Certains ont déjà annoncé leur candidat, mais d’autres restent prudents ou en pleine réflexion.
Renaissance
Le parti présidentiel, Renaissance, n’a pas encore tranché. Son secrétaire général, Gabriel Attal, multiplie les apparitions publiques et doit tenir un meeting le 30 mai. Cependant, il n’a pas encore confirmé sa candidature. La décision sera prise lors du Conseil national, prévu le 12 mai, qui choisira si Gabriel Attal sera désigné comme candidat. Si c’est le cas, un vote des adhérents suivra dans les dix jours.
Au sein du parti, la majorité des militants soutiennent cette désignation par le Conseil national. D’autres figures comme l’ancien Premier ministre Edouard Philippe, président d’Horizons, pourraient également se présenter, ce qui crée une certaine concurrence au sein de la majorité.
Le MoDem
Le Mouvement démocrate (MoDem), allié de la majorité depuis 2017, semble pour l’instant peu enclin à présenter un candidat. François Bayrou, ancien Premier ministre et candidat à plusieurs reprises, a déclaré qu’il n’avait pas l’élection présidentielle en ligne de mire. Il a aussi suggéré que certains candidats moins populaires pourraient se retirer en début d’année 2027 afin de faciliter l’union autour d’un seul candidat capable de rassembler le centre.
Le Parti socialiste
Le PS traverse une période de division. Alors que Jean-Luc Mélenchon a annoncé sa candidature pour La France insoumise et que Raphaël Glucksmann, coprésident de Place publique, est déjà en campagne, le parti socialiste doit gérer ses propres fractures.
Une partie des membres souhaite participer à la primaire de la gauche unitaire, à laquelle prennent déjà part plusieurs figures comme Marine Tondelier, François Ruffin ou Clémentine Autain. Une autre tendance, menée par Boris Vallaud, chef des députés PS, préfère ne pas s’engager dans cette primaire, tout en construisant un projet crédible pour peser dans la campagne.
Par ailleurs, la candidature de François Hollande est également évoquée comme une possibilité, mais rien n’est encore décidé.
Le Parti communiste
Le Parti communiste français (PCF) préfère aussi prendre son temps. Son leader, Fabien Roussel, a indiqué qu’il n’envisageait pas pour le moment de participer à la primaire unitaire de la gauche, dont le vote aura lieu en octobre 2026.
Opposé à la candidature de Jean-Luc Mélenchon, qui avait obtenu moins de 3 % en 2022, Roussel prévoit de soumettre un projet lors du prochain congrès en juillet. La réflexion est en cours pour déterminer si le PCF présentera un candidat à la présidentielle.














