Fin du Teknival près de Bourges et contrôles des participants
La free party organisée ce week-end près de Bourges dans le Cher touche à sa fin. Les festivaliers ont commencé à quitter le site, un ancien terrain d’entraînement militaire. Lors des contrôles à la sortie, la préfecture estime la participation entre 20 000 et 40 000 personnes, selon les sources.
Le rassemblement a débuté vendredi 1er mai sur un champ de tir de la Délégation générale à l’armement, considéré comme extrêmement dangereux. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, avait annoncé que chaque participant serait verbalisé deux fois : pour participation à un rassemblement illégal et pour avoir pénétré un terrain militaire. Il souhaitait ainsi renforcer la répression contre ces événements non autorisés.
Les festivaliers sortent sans amendes dans certains cas, mais pas tous
Malgré ces annonces, tout le monde n’a pas été sanctionné. Certains, comme deux amis quittant le festival après deux jours de fête, se disent soulagés de ne pas avoir reçu d’amende. D’autres, en revanche, ont été contrôlés et verbalisés. Par exemple, un ami raconte qu’un autre participant a été condamné à une amende de 150 euros pour une petite quantité de drogue.
Les contrôles et les sanctions en question
Les forces de l’ordre privilégient la verbalisation de ceux qui prennent la route après avoir consommé de l’alcool ou des drogues, pour éviter des accidents. Sur place, 600 gendarmes sont mobilisés pour assurer la sécurité et contrôler les participants.
Des amendes ont été distribuées : un groupe d’amis venus d’Angers a reçu une amende de 135 euros pour quatre personnes, pour participation à un rassemblement musical non autorisé. Motif de la verbalisation : participation à une manifestation interdite. Pour eux, cette sanction n’était pas compréhensible, étant donné que le site est situé dans une zone rurale avec une vie locale calme.
Une première pour certains festivaliers
Pour plusieurs, c’est la première fois qu’un festival se termine avec une amende. Après plusieurs années de participation à des rave parties, ils découvrent cette sanction pour la première fois.
Vers un durcissement des sanctions ?
Le député Loïc Kervan, du groupe Horizons, évoque la possibilité de renforcer la législation. Sur le plateau d’Apolline Matin, il indique que la législation actuelle reste trop légère, avec des contraventions, et propose d’évoluer vers des sanctions plus sévères, incluant des amendes avec inscription au casier judiciaire.
« Nous avons fait adopter une proposition de loi pour durcir les sanctions, pas seulement pour les organisateurs mais aussi pour tous les participants. Tout ce qui s’est passé est insupportable. »
Impact sur les environs agricoles
L’agriculteur Anthony Gaec, installé à proximité du site, exprime ses inquiétudes. Ses parcelles de lentilles sont situées à quelques mètres du rassemblement. Il déplore des déchets et des intrusions dans ses terrains, notamment par des personnes tentant d’éviter les barrages de gendarmes. Il se dit impuissant face à cette situation qui perturbe son travail.
Une réaction positive chez certains habitants
À l’opposé, certaines personnes vivent cette période de fête avec plaisir. C’est le cas de Simonne, âgée de 92 ans, qui se réjouit de la tranquillité retrouvée. Elle indique que le village ne voit jamais beaucoup de monde et qu’elle accueille favorablement le retour des festivaliers, même si la fête s’achève cette année par une amende.
Selon les chiffres communiqués dimanche soir, 2 425 procès-verbaux ont été distribués dans le cadre de cette opération de contrôle.














