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Plus de 900 navires de commerce stationnent dans le détroit d’Ormuz

Deux mois après le début des tensions et du blocage du détroit d’Ormuz, plus de 900 navires continuent de traverser cette route maritime stratégique. Pour éviter les risques d’attaques iraniennes, une grande majorité de ces navires naviguent avec leur signal GPS désactivé ou trafiqué.

Malgré le blocage, certains navires ont réussi à sortir du Golfe. Le 28 février, jour des premières frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, on comptait 1 114 navires dans la zone. Au 29 avril, ce nombre a diminué de 18 %, pour atteindre 913, selon l’entreprise spécialisée AXSMarine.

Il est important de noter que ces chiffres n’indiquent pas si tous ces navires ont été empêchés de sortir du Golfe. Le quasi-blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran ainsi que le blocus américain des ports iraniens compliquent la sortie de certains navires. Parmi eux, plus de 270 pétroliers, une vingtaine de méthaniers transportant du gaz naturel liquéfié, et plus de 30 navires transportant du gaz de pétrole liquéfié (GPL).

Des signaux GPS trafiqués pour contourner le blocage

Concernant les porte-conteneurs, 15 naviguent sous les couleurs du groupe MSC, le premier armateur mondial. Quatre de ces navires ont réussi à franchir le détroit, mais deux ont été arraisonnés par l’Iran. Le groupe danois Maersk, deuxième plus grand armateur, maintient six porte-conteneurs dans le Golfe, comme au début du conflit.

Le groupe français CMA-CGM possède 13 porte-conteneurs, après avoir réussi à faire sortir deux navires sur les 15 présents au début des hostilités. Quant au géant chinois Cosco, il n’en a plus que deux dans la région, après en avoir fait sortir deux.

Depuis le début des tensions, environ 39 % des navires utilisent un signal GPS désactivé ou trafiqué pour éviter d’être repérés ou attaqués. Ce chiffre a doublé en deux mois, passant de 16 % à 39 %.

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