Une multiplication des candidats à gauche inquiète Olivier Faure
Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, alerte sur la situation actuelle des candidatures à la présidentielle de 2027. Lors d’une interview sur RTL, il a évoqué la présence de nombreux prétendants de gauche, qu’ils soient officiellement déclarés ou non. Parmi eux, figurent François Hollande, Bernard Cazeneuve, Raphaël Glucksmann, Marine Tondelier, Boris Vallaud, Jérôme Guedj, François Ruffin ou encore Clémentine Autain.
Pour Olivier Faure, cette diversité de candidatures ne peut pas durer. Il estime qu’il est essentiel de ne pas continuer à désespérer les électeurs en multipliant les ambitions. Il rappelle également que depuis plusieurs mois, il milite pour la désignation d’un candidat unique de la gauche hors La France insoumise, en proposant notamment l’organisation d’une primaire comme solution efficace.
Un processus en difficulté
Ce projet de primaire, lancé par les forces de gauche unies et prévu pour octobre, rencontre des obstacles. Les écologistes de Marine Tondelier ou les anciens insoumis François Ruffin et Clémentine Autain ont annoncé leur volonté de participer. Cependant, le Parti socialiste n’a pas encore confirmé sa participation, ce qui complique la démarche.
Une opposition interne croissante
Les tensions au sein du PS se sont accrues après les élections municipales. La stratégie d’Olivier Faure est de plus en plus contestée. Certains responsables, comme François Hollande ou Raphaël Glucksmann, qui visent déjà 2027, critiquent le processus de primaire qu’il souhaite mettre en place.
Olivier Faure continue de tenter de convaincre ses partenaires de gauche. Selon Politico, il aurait dîné récemment avec Johanna Rolland, sa numéro 2 au PS, et avec le sénateur écologiste Yannick Jadot, qui reste hostile à cette primaire.
Sur RTL, il a justifié la nécessité d’un candidat unifié en se référant aux précédentes élections présidentielles. Il souhaite éviter que la gauche ne répète ses erreurs passées, notamment celles où l’extrême droite a devancé la gauche au premier tour (en 2002, 2017 et 2022). Il insiste sur le fait qu’il souhaite qu’un seul candidat de la gauche réformiste, démocratique et écologiste porte les couleurs de la campagne présidentielle.
Des divergences sur la stratégie à venir
Alors que certains au sein du PS veulent que le parti désigne rapidement un candidat avant l’été, la direction préfère attendre. Elle souhaite d’abord organiser un vote pour définir le projet, le périmètre et les modalités de départage, afin de bâtir une plateforme commune.














