Une phrase accrocheuse qui fait débat
Une phrase vue sur Instagram a récemment attiré mon attention : « Le premier déclin historique du quotient intellectuel mesuré entre la génération des millennials et la génération Z ». Selon cette déclaration, la génération Z, née entre la fin des années 1990 et le début des années 2010, serait la première à être moins intelligente que la précédente. Cette affirmation a suscité une réaction immédiate, mêlant amusement et scepticisme.
Origine de l’affirmation
Ce propos est en réalité une simplification d’un extrait d’une conférence d’un chercheur en neurosciences, le Dr Jared Cooney Horvath, présentée lors d’un congrès américain en janvier dernier. L’universitaire a expliqué que ses propos initiaux portaient sur une capacité spécifique : le quotient intellectuel (QI), mesuré par des tests standardisés. Il a précisé que ses mots avaient été déformés et vulgarisés sur les réseaux sociaux, passant d’une observation sur l’évolution du QI à une affirmation plus alarmiste selon laquelle la génération Z serait moins intelligente que les Millennials.
Ce que disent réellement les chercheurs
Jared Horvath indique que la variation du QI entre les générations, notamment dans les pays industrialisés, reste faible. Il précise que cette évolution dépend de multiples facteurs liés aux conditions de vie, à la nutrition, à l’éducation et à la santé. En outre, il souligne que le QI continue globalement à augmenter chaque année dans le monde, notamment dans les pays émergents. L’idée qu’une génération serait globalement moins intelligente n’est donc pas aussi simple qu’elle n’y paraît.
Une baisse limitée et ses causes
Le chercheur explique aussi que la baisse observée dans certains pays industrialisés pourrait s’expliquer par l’utilisation accrue d’outils numériques éducatifs, qui favorisent le traitement de l’information plutôt que la réflexion. Ces outils, qui « pensent » parfois à la place des élèves, pourraient diminuer la capacité de réflexion à long terme. Il s’interroge notamment sur l’impact de cette évolution lorsque la génération Z deviendra elle-même enseignante et transmettra ces outils à ses futurs élèves.
Une évolution différente de l’intelligence
Certains chercheurs américains adoptent une vision plus optimiste. Selon eux, la génération Z pourrait simplement mieux savoir comment chercher des informations plutôt que de les retenir. Leur maîtrise intuitive des outils numériques, parfois déconcertante pour les plus âgés, pourrait indiquer une évolution des compétences cognitives, plutôt qu’un déclin.
Une réflexion personnelle
Pour ma part, cette phrase, que j’ai lue lors d’un simple scroll sur mon téléphone, m’a poussée à réfléchir. Elle soulève la question des effets des outils numériques sur nos cerveaux et nos capacités cognitives. Peut-être est-il temps de faire une pause et de décrocher un peu de nos écrans pour préserver nos facultés mentales.














