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Réaction de Gérald Darmanin face aux propos d’Elon Musk

Gérald Darmanin a exprimé son désaccord ce jeudi 23 avril face aux déclarations d’Elon Musk, qui a qualifié la procureure de Paris de « marionnette » lundi dernier. Le patron de X (anciennement Twitter) avait été convoqué pour une audition libre dans le cadre d’une enquête en France, mais il a choisi de ne pas se présenter.

La position de la justice française

En réponse aux accusations d’Elon Musk, le ministre de l’Intérieur a affirmé que la justice en France est indépendante et agit en toute impartialité. Il a également apporté son soutien à la procureure de la République de Paris, condamnant toute attaque personnelle contre les représentants de la justice.

Le contexte de l’enquête

La justice française souhaite entendre Elon Musk dans une enquête ouverte en janvier 2025. Celle-ci porte sur d’éventuelles violations de la législation française par la plateforme X, notamment concernant la diffusion d’images pédopornographiques et l’utilisation de l’intelligence artificielle pour créer des « deepfakes » sans le consentement des victimes.

Malgré une convocation en février, Elon Musk a refusé de se présenter lors de l’audition organisée à Paris. Le parquet a indiqué qu’il prenait acte de son absence, précisant que cela n’empêchait pas la poursuite de l’enquête.

Les déclarations d’Elon Musk

Après son absence, Elon Musk a de nouveau critiqué la procédure, qualifiant la conduite de la justice française d’ »acte judiciaire abusif » motivé par des « intentions politiques ». Sur X, il a aussi qualifié certains magistrats de « mentaux » dans un message publié en mars dernier.

Les enjeux de l’enquête

Le parquet de Paris s’interroge notamment sur une possible complicité dans la diffusion d’images pédopornographiques et sur l’utilisation de l’intelligence artificielle pour créer des vidéos sexuellement explicites sans le consentement des personnes concernées.

X a dénoncé ces investigations comme étant une « motivation politique » et a affirmé ne pas se laisser intimider face à ce qu’il qualifie d’ »actes judiciaires abusifs ». La procureure de Paris, Laure Beccuau, a cependant déclaré que l’enquête vise à assurer la conformité de la plateforme aux lois françaises.

Une coopération internationale

Selon le parquet de Paris, d’autres pays mènent également des enquêtes sur X. Des pièces de la procédure ont été transmises aux autorités américaines, notamment au ministère de la Justice, ainsi qu’à plusieurs parquets européens.

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