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Une vision pessimiste pour la gauche en 2027

À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, Marine Tondelier, la responsable des Écologistes, se montre très critique quant à l’avenir de la gauche. Elle souligne que le refus de certains de ses alliés de participer à la primaire de la gauche unie, prévue cet automne, est un mauvais signe.

Dans une interview au Time France publiée le mardi 7 avril, elle affirme que la situation est mal engagée : « Tout cela est parti pour très mal se terminer, pas seulement la primaire, mais la présidentielle de 2027. Celles et ceux qui font tout aujourd’hui pour casser la primaire sans rien proposer d’autre porteront la responsabilité historique de ce qui se passera en 2027. Je veux que tout le monde en soit bien conscient. »

Une primaire de plus en plus compromise

La primaire de la gauche unie visait à désigner une seule candidature pour l’élection présidentielle. Cependant, depuis les élections municipales, les divisions internes se sont amplifiées. La perspective d’un rassemblement de la gauche devient de plus en plus incertaine.

Des divergences parmi les candidats et partis

Opposition à la primaire

En janvier, Raphaël Glucksmann, chef de file de Place publique, a déjà annoncé qu’il ne participerait pas à cette primaire. Il critiquait notamment les rapprochements avec le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon. Il dénonçait que la moitié des participants à la primaire seraient favorables à des accords avec lui.

Une autre voie proposée

Boris Vallaud, président du groupe parlementaire Socialistes et apparentés, a pour sa part estimé que la primaire ne suffisait pas. Il envisageait un autre processus pour construire une large coalition, en excluant La France insoumise mais en incluant d’autres forces de gauche. Il précisait que cette démarche devait commencer après la désignation d’un candidat du Parti socialiste.

Une stratégie divisée et un appel à la démocratie

Face à ces divisions, Marine Tondelier dénonce une logique de « gauche propriétaire », où certains partis pensent en parts de marché plutôt qu’en unité. Elle critique une stratégie qui vise à empêcher l’autre d’emporter, même s’il est proche.

Elle insiste sur l’importance de laisser les électeurs de gauche et écologistes choisir eux-mêmes leur candidat. Selon elle, cette division est aussi alimentée par un « poison » diffusé par certains partis, qui ont contribué à faire croire que la gauche était « irréconciliable ». Elle compare cette situation à la pose de mines sur un champ de bataille, où même si la paix revient, ces mines restent dangereuses.

Une position claire sur l’unité

Dans une interview au Parisien du 2 avril, Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, a lancé un appel aux écologistes et aux communistes pour une candidature commune. De son côté, Marine Tondelier a affirmé que les écologistes ne soutiendraient un autre candidat qu’écologiste que dans le cadre d’une primaire.

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