Les propos de Laurent Nuñez sur les incidents lors des élections municipales
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a dénoncé ce mercredi 25 mars des comportements qu’il considère comme inacceptables lors du second tour des élections municipales. Selon lui, dans plusieurs communes, des huées et des invectives ont été proférées à l’encontre de maires sortants.
Il a expliqué que certains élus ont été entourés par des individus dans un contexte très véhément, ce qui ne correspond pas à l’esprit de la démocratie. Il a précisé que ces incidents ne sont pas tolérables, et que, à sa connaissance, aucune plainte n’a encore été déposée, mais cela pourrait évoluer.
Une forme d’intimidation dénoncée
Laurent Nuñez a souligné que ces scènes de violence verbale et d’intimidation sont contraires aux valeurs françaises et à la démocratie. Il a condamné fermement ces actes, qui ne reflètent pas la France qu’il souhaite voir.
Plusieurs maires ont été la cible de ces comportements lors de la proclamation des résultats. À Creil (Oise), des forces de police ont dû intervenir pour calmer la situation. Des scènes similaires ont également été observées à Vaulx-en-Velin (Rhône).
Par ailleurs, lors d’un conseil municipal à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le 21 mars, le discours du maire sortant, Mathieu Hanotin, a été interrompu par des sifflets et des huées de la part de supporters de La France Insoumise. À Toulouse, un candidat de gauche, François Piquemal, a été hué lors d’un hommage aux victimes des attentats de mars 2012. À Roubaix (Nord), le maire sortant, Alexandre Garcin, a lui aussi été accueilli par des huées lors de l’annonce des résultats.














